Jlinéraires mililaires, ISS?, p
se trouve seulement à 0",50, et assez abondante, même au cœur de l'été! », La mème nappe parait alimenter les puits de l’oued Seldja inférieur et l’Aïn Abdou : depuis Le kilomètre 4,5 après l’Aïn Abdou, jusqu'à Gouifla, la route de Tozeur traverse des « marais très difficiles » parsemés de tamarins vigoureux ; «il y a lieu, après la saison des pluies, d'avancer avec de grandes précautions? ».
Les sources d’Aïn Moularès, Aïn Mrata, Ras el-Aïoun, semblent dues à un affleurement analogue des marnes tertiaires.
Les sources de Gafsa, les plus importantes de toutes, « à en juger par leur température (28° à 30°), écrit M. Rolland, viennent d'une assez grande profondeur sous la surface; elles sont évidemment dues à l'émergence de nappes artésiennes circulant dans les terrains crétacés et éocènes qui constituent les montagnes environnantes ainsi que l'ensemble des monts s'élevant vers Fériana et Tebessa” ». Peut-être sont-elles dues simplement, comme l’Aïn Abdou et les eaux de Gouifla, à l’affleurement d'une couche argileuse et d'une nappe des terrains qualernaires.
L'importance de ces sources est d’ailleurs assez variée. L'Aïn Oum el-Ksob n’a qu’un débit de 2 litres à 2 litres et demi à la seconde, la source de Sidi Ahmed Zarroung un débit de 10 litrest, tandis que la source thermale de Bou Haddège a un débit de 70 litres et coule pendant plus de 5 kilomètres”.
Les sources de la Kasbah et de l’intérieur de Gafsa ont un débit de 5.000 mètres cubes par jourf; avec celles de Sidi Mansour et du lit de l’oued Baïach?, elles arrosent régulièrement plus de 40.000 palmiers, 75.000 oliviers; 1.00 has. de jardins irrigués suffisent largement aux besoins d’une popu-
. C'arrox, Oasis disparues, R. Tun., 189, p. 209.
. Itinéraires militaires, ISS1-1885, p. 120.
. GAUCKLER, 0p. cit, p. 189-190.
. GaucHERy. — Les richesses thermominérales de la Tunisie, p. 99. . GAUCKLER, 0p. cit., p. 197.
. GAUCHERY, 0p. cit., p. 99.
. Itinéraires militaires, 1884-1885, p. 110.