‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 54 sur 153 · DESFONTAIXE, Voyage dans la Régence de Tunis, p · texte numérisé non relu

DESFONTAIXE, Voyage dans la Régence de Tunis, p

3. C'est-à-dire 800 hectares, 600 hectares de moins qu'aujourd'hui (1784-1786). 1. DESFONTAINE, p. 66-67,

Cette situation très précaire, puisque à celte époque en1783- 1786 la superficie de l’oasis était de #0 % moins considérable qu'au ourd'hui!, ne s'améliora pas pendant la première moitié du xix° siècle. En 1835, toute trace des villages de Gourbatan — et probablement de Sidi Aïch — avait disparu ?; le montant des contribulions levées à Kafsa et au Djerid était inférieur aux dépenses organisées par le camp turc ; et les voyageurs, le consul Marceschau (en 1826) et sir William Temple (en 1835), parlent à peine des jardins de Kafsa et paraissent surtout avoir été intéressés par les manufactures de laine où se fabriquaient de très beaux bataniés, légers et souples, et des barracans aux vives couleurs”.

Il ne restait plus rien de l’antique prospérité agricole du pays : le bled livré aux pasteurs nomades et aux troupeaux était peu à peu redevenu terrain de parcours; l'incurie des hommes avait substitué le pacage dévastateur aux cultures bienfaisantes ; abandonnés les uns après les autres, les ouvrages hydrauliques avaient définitivement cessé d'exercer leur action de protection et de fournir des réserves d’eau : l’eau des orages, roulant des crêtes sans retenue et sans obstacle, avait achevé de dépouiller les plaines où les maigres pâturages de retem et les touffes sauvages d’alfa remplacèrent les riches plantations d'arbres fruitiers. Comme au temps de Marius, Kafsa fut entourée de vastes steppes, de parcours nomades.

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