‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 59 sur 153 · MixaxGoIN, Culture de l'olivier, p · texte numérisé non relu

MixaxGoIN, Culture de l'olivier, p

3. In, Zhid, 1.000 mètres cubes d'eau par Ha. — Viviex DE Sainr-ManTiN, 0p. cit. — Fueuny, Les industries indigènes en Tunisie, 1900, p.95. — Jnfra, p. 105.

4 FLeurY, 0p. cil., p. 9%. — La moyenne de la production, pendant les dix dernières années, à été de 4,500 hectolitres (moyenne fournie par le contrôle civil de Gafsa en 1906).

et Néchiou compris) était de 133.758, dont 9.561 sauvages et 13.508 plantés depuis moins de vingt ans (non imposés)!. La fabrication de l'huile est une industrie très active dans l'oasis; les procédés, du moins ceux des indigènes, sont grossiers : leurs instruments, les pressoirs surtout, rappellent tout À fait ceux dont se servaient les agriculteurs de l’époque romaine : « Après la cueillette, les olives sont entassées dans une chambre obscure de l’huilerie, par couches alternant avec une couche de sel. Elles macèrent ainsi pendant trois ou quatre mois... Malheureusement la fermentation qui se produit pendant la macération des olives communique à l'huile une rancidité qui la rend insupportable à des palais européens. Les olives sont ensuite portées au moulin qui consiste en un rouleau de pierre dure ou en une meule tournant dans une auge, en pierre également, par le moyen de la traction animale. La pulpe et le noyau sont broyés ensemble, ce qui contribue encore au mauvais goût de l'huile; la pâte résultant de ce broyage est recueillie dans des couffins en alfa, Lesquels, empilés les uns sur les autres, sont soumis à l’action de la presse. Celle-ci toute en bois, se compose de plateaux, mobiles entre deux montants verticaux, et actionnés soit par une vis, soit par un tronc d'arbre faisant levier. Le liquide exprimé se rend dans un récipient où, par le repos, l'huile ne tarde pas à surnager et est recueillie dans de grandes jarres de fabrication locale ?. » Malgré l’imperfection de ces procédés, les huiles de Gafsa, célèbres dans la Berbérie depuis plusieurs siècles, suffisent largement à la consommation locale; les huiles de fabrication européenne plus fines alimentent même un certain trafic d'exportation et le commerce total des huiles se monta en 1900 à 300.000 francs environ ?.

1. Rapport au Président, 1905, p. 967. — Indicateur lunisien, 1905, p. 126. 9, FLeury, Les industries indigènes en Tunisie, 1901, p. 7.

3. Il yades fabricants d'huiles européens à Gafsa (/ndicateur tunisien, 1905, 1227); ils emploient une main-d'œuvre indigène. — FLeury, op. cit, 101, 7. — 11 y avait à Gafsa en 1900 cinq presses à leviers et deux presses euro-

P- : SU ARE péennes appartenant à des indigènes (FLeunv, op. cil., 1900, p. 95). L'huile vaut

Dans les olivettes comme sous la palmeraie, les Gafsiens cultivent de l'orge et du blé dont la farine, jointe à la viande de mouton et à l'huile, forme le fond de leur alimentation et leur permet la fabrication du couscous : le grain, généralement enfoui en terre par un labour superficiel après les semailles, se trouve à une profondeur suffisante pour ne pas manquer d'humidité et germer sans souffrir de la sécheresse.

en moyenne l franc le litre (In., Zbid). L’oasis d’£l-Oudiane produit 440.000 litres d'huile environ dont la moitié est exportée. Le nombre des arbres est de 25.000 environ (Du Pary DE Crau, Le Djerid, p. 295). L'oasis de Fériana est com-

posée presque uniquement d’oliviers (MINANGOIN, 0p. cil., p. 39). — Rivière et LECQ, op. cit., p.303 et sq.

1. BLANC, 0p. cil., p. 19. — A. CouTuriEr, Votes de voyage, culture intensive,

nov. 1906, p. 136. — Rivière et LEcQ, op. cil., p. 170-202. Il fut offert en 18,8 sur le marché de Gafsa :

Blé Orge Maïs Fèves.

En février... 6.254 1 les Onl Te TION »

== ES ovcod 4.080 14.385 7.090 »

= ANAL. dorer 2.170 S 120 8.940 »

=Hinal: 5.960 9.520 1.680 »

Juin ee 10.850 17.560 3.200 »

— juillet. ..... 105 176 » LE BIOS à 0e do 614 * 996 » »

— septembre... o01 1.015 » »

— octobre..... 49,400 384.600 » 2.760 — novembre... 25.080 44. 160 » 720 — décembre... 30.000 42.800 » 6.000 SOIT EEE 139.014 I. 531.802 1. 28.220 1. GOUT

pendant les onze derniers mois de l’année.

En 1897, pendant les six dernirs mois, les offres avaient atteint :

Blé. Orge.

DOULIO RS RE 13.930 1. STI608E AO EE PAINONE ELU TR ANS 10.015 15.885 SODOMIE er Tee 7.000 20,300 OCTOLLE NS RE RER 7.370 7.850 NOVEROTE Re 18.900 16,620 DÉCENMNOLE E ET RNREr PRE 15.990 99.580

Chiffres sensiblement différents de ceux de 1898, indiquant que la production et la vente des céréales, étroitement liéesaux variations climatiques, ne peuvent atteindre lastabilité désirable, Ces chiffres ne représentent que les produitsofferts sur le marché, et non toute la production Au pays. Bull. dir. agr. et comm. Janvier 1895, p. 84; avril IS98, p. 90; octobre 1898, p. 94: janvier 1899, -p. 92; avril 1899, p. 96. — 11 y avait à Gafsa en 1905 28 meules simple à traction ani-

Il restait encore des terrains en friche dans l’oasis il y a vingt ans!. Aujourd'hui, les cultures se perfectionnent : « A la suite de leçons pratiques données avec succès par l’instituteur dans le petit jardin de l’école, un certain nombre d'indisènes ont modifié ou amélioré leurs procédés de culture maraichère et se sont mis à cultiver des variétés de légumes inconnues auparavant dans l’oasis. Quelques-uns de ces indigènes s'adressent même à une maison parisienne pour avoir leurs graines ?. »

Il est à désirer également que des efforts soient faits pour généraliser l'emploi des charrues françaises dans les parties de l’oasis où les labours ne se pratiquent pas à la bêche; les indigènes se servent encore presque tous d'instruments berbères; les araires sont très imparfaits, sans équilibre, à manche unique, sans coutre ni versoir, et le joug grossier blesse et strangule fréquemment le chameau, le bœuf ou l’âne qui le porte, souvent attelé à côté d’une femme indigène. Quelques indigènes possèdent des charrues plus modernes; il est probable que leur exemple sera suivi quand leurs voisins auront pu suffisamment apprécier les avantages qu'ils en tirent*.

Déjà les plantations s'étendent au nord, autour du cerele militaire, et au sud-est, dans la direction de la gare où une agglomération s’est créée; peu à peu l’oasis principale et ses annexes, Lalla, El-Ksar, Sidi Mansour, se rapprochent. Le rétablissement de la paix, la diminution des impôts“, les perfec-

male (28 manèges) pouvant moudre cinquante-huit quintaux de farine par jour. Rapport au Président, 1905, p. 100.

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