francs
Desquels il y a lieu de déduire 40.000 d'avances aux mghareis, remboursables sans intérêts.
Reste comme frais d'établissement nets : 65.000 francs pour lesquels le propriétaire reçoit 9.000 oliviers, la part du gérant une fois prélevée. Le prix de l'arbre est donc de 65.000 : 9.000 = 7 fr. 22.
MinaxGoIN, La culture de l'olivier, Bull. dir. agr. el com., 1900, p.59. Le prix de revient fixé par M. Bourde était de 3 francs par pied. — Bourne, 0p. cit. p. 46-47, — Le prix de revient de l'olivier dans une olivette exploitée directement par le propriétaire, avec l'aide d'une main-d'œuvre salariée, est fixé par M. Minangoin à 7 fr. 79 (op. cil., p. 62).
Les évaluations de M. Duponchel sont manifestement exagérées. DupoxcneL, La colonisation française dans l'Afrique du Nord et la culhure de l'olivier dans l'antique Byzacène, Bull. Soc, languedocienne géogr., 1902, p. 281 et sq.
à2 fr. 75 environ, à partir de la huitième année, De la huitième ou de la dixième année à la vingtième, les dépenses sont largement couvertes par les premiers bénéfices. Le rapport moyen par arbre âgé de 20 ans est de #5 à 50 litres d’olives qui donnent environ 10 à 11 litres valant 6 fr. 20 à 6 fr, 75: le produit net de l'arbre est done de 3 fr. 50 à &# francs; l'arbre vaut une cinquantaine de francs; l'hectare 800 à 1.000 francs; la valeur de 450 hectares restant au propriétaire est de 400.000 francs environ, soit 6 à 7 fois le capital engagé ; le rapport moyen varie entre 32.000 et 36.000 francs. Dans certaines plantations particulièrement favorisées, ces chiffres peuvent être largement dépassés.
Ces chiffres, établis d’après les résultats de l'exploitation des olivettes de Sfax, sont applicables aux terres de Maknassy où la culture, qui rencontre des conditions géographiques favorables, est poursuivie avec les mêmes procédés par la même main-d'œuvre et donnera sans doute les mêmes résultats quand la période de pleine production sera alteinte. La marge des bénéfices est assez grande pour permettre aux olives et aux huiles du pays gafsien de supporter le transport en chemin de fer et de lutter avec les huiles sfaxiennes et sahéliennes?; et les débouchés ouverts à l'huile d'olive tunisienne sur le marché francais et le marché européen sont considérables”. On com-
1. MixanGoi, 0p. cil., p. 69. — Bourne, op. cil., p. 47-18. Afin de ne pas présenter d'évaluations exagérées nous nous sommes servi, pour le capital d’établissement, des chiffres de M. Minangoin, plus élevés que ceux de M. Bourde, et, pour les bénéfices nets, des chiffres de M. Bourde beaucoup moins élevés que ceux de M. Minangoin (16 francs bruts et 13 fr. 25 nets par an). — DE L’Esrr- NASSE-LANGEAC, 0p. cit., p. 1110. — MixaxGoIx, op. cil., p. 70.
2, Supra, p. 21, et passim. Le prix de transport de l'huile est de 14 fr. 20 la tonne de Maknassy à Sfax (par envois de 5.000 kgr.), soit de O0 fr. 0142 le kilogramme et de Ofr. 155 environ les 10 litres, laissant au producteur une marge nette de 3 fr. 35 environ en gare de Sfax.
3. La France a importé en moyenne pendant les trois dernières années (1905- 1905) 251.000 quintaux d'huile d'olive. Pendant les six dernières années (1900- 1905) la Tunisie a exporté en moyenne en France pour 3.770.500 francs d'huile d'olive, représentant au prix moyen de 65 centimes le litre (60 fr. le quintal) 62.842 quintaux. Économisle français, 24 février 1906. Rapports au Président de la République. 1903, p. 136-165 ; 1904, p. 563; 1905, p. 597. — BOURDE, op. cit,
prend dès lors l'empressement des colons et des Sfaxiens à venir s'établir dans le Maknassy qui n'était qu'un steppe il y à quelques années à peine.
L'extension des olivettes dans toute l'étendue des terrains domaniaux du pays gafsien ne dépend que des ressources en eau de la région et de leur aménagement : partout où le soussol contiendra assez d'humidité en suspension pour les racines des oliviers, partout où des réserves d’eau pourront être constituées pour l'arrosage périodique des arbres pendant les années sèches, pour l'alimentation des hommes et des animaux et l'entretien de quelques jardins, les plantations pourront s'étendre. Or il parait bien que la plus grande partie, non seulement des bleds et des vallées de Maknassy et de Zannouch, mais de tout le pays gafsien, présente ces conditions : les ruines agricoles romaines, l’olivette de 50 hectares située à 3 kilomètres de Lalla, dans la plaine et loin de tout canal d'irrigation, en font foi. La plaine de l'Oum el-Ksob où les henchirs sont nombreux et où subsistent des oliviers sauvages, les hautes plaines phosphatées du Seldja, le bled Tarfaoui jusqu'à El-Hamma, une partie du bled Segui paraissent particulièrement propices à cette culture !.
L'État tunisien possède encore dans ces régions, en dehors de l'immense domaine de Maknassy, des terrains cultivables très étendus et qui seront à proximité des voies ferrées nouvelles, d’Aïn Moularès à Sousse et de Tozeur à Gafsa?. Peu à peu l'antique forêt romaine se reconstituera partiellement à côté des parcours des troupeaux nomades.
Pour arriver à ce résultat, il ne s’agit pas en effet de couvrir
p. 61-68. M. Bourde estimait en 1893 que les prix de l'huile baisseraient sans doute dès que 4.000.000 d'oliviers nouveaux auraient été plantés, mais laisseraient une marge de bénéfices suflisante. Ces prévisions se sont réalisées en partie,
1. BourDE, op. cil., passim. — Carton, Oasis disparues, R. tun., 1805, p. 201- 211, — Du Pary pe CLan, Etude sur le bled Tarfaoui, Bull. Géogr. com. tr. hist. el se., 1897, P. 108-424.