Espèces Méhalli et Nab, produisant des olives de table
a. Espèce Chemlali.
étendue de 55.000 hectares! de plantations en pleine production?.
Non seulement les propriétaires de Maknassy emploient Les mêmes procédés que ceux de Sfax, mais ils emploient la même main-d'œuvre : Européens et Tunisiens font appel aux cultivateurs sfaxiens secondés par des indigènes de la région, et passent avec eux, devant notaires, des contrats d'association dits contrats de mgharça*.
Le concessionnaire fournit la terre, les clôtures s’il y a lieu et des avances en argent remboursables à l'expiration du contrat. Le mgharci fournit les éclats à planter, les animaux (1 chameau de labour pour 10 hectares) et les instruments de travail; il cultive environ 10 hectares s’il vit seul, 30 hectares s’il a de la famille, se charge de tous les soins à donner à l'exploitation et dispose généralement de 2/3 ou de 3/4 de la récolte intercalaire. Vers la huitième année, quand les oliviers commencent à produire, la propriété est divisée par les amines en deux parts égales attribuées par le sort au propriétaire et au mgharei: Chacun des associés retrouve sa liberté; mais, le plus souvent, Le propriétaire prend son ancien mgharci, devenu son voisin, comme fermier ou comme métayer (khammès) et lui abandonne 1/3 ou 1/2 de la récolte de son lot£
1. La superficie du département de la Seine est de 47.500 hectares.
2, Dans les olivettes de Sfax, la taille est soigneusement continuée chaque année après la huitième année. L’olivier fleurit en mai, les fruits sont formés en juin et la cueillette a lieu d'octobre à janvier : les cueilleurs ne gaulent pas les olives comme dans le nord, afin d'éviter de détruire les bourgeons et les jeunes pousses; ils se servent d’échelles doubles et peignent les fruits à la main. La récolte n’est pas régulière chaque année : les olivettes donnent en général successivement une bonne, une moyenne et une mauvaise récolte. — Bourpe, op. cit, p. 34-39. — Rivière et LecQ, op. cil., p. 353 et sq.
3. Bull. dir. agr. et comm., 1902, p. 399-356. — IL y avait à Maknassy au 1°* juillet 1902, en dehors des employés du chemin de fer, 14 Français, 48 étrangers (Italiens), 63 Sfaxiens et Sahéliens (sans compter les femmes et les enfants), 68 indigènes (id.). Une partie de ces habitants, les étrangers et les indigènes de la région surtout, étaient employés au commerce de l'alfa.
4, BouRDE, 0p. cil., p. 41-46.
LA GAFSA ANCIENNE. ë
«Le contrat de mgharça, écrit M. Ribau, a l'avantage d’associer les intérêts français et arabes : il se recommande par 1à même à l'intérêt politique de la France; il permet, en outre, de fiser le nomade, de l’attacher au sol; il procure une plantation économique; il assure la réussite, puisqu’en travaillant pour son patron l’ouvrier travaille également pour lui; il garantit le colon français contre les déprédations et le décharge des soucis de la création !. »
Après M. Bourde, M. Minangoin a calculé avec beaucoup de sûreté qu'une olivette de 1.000 hectares, à Sfax, revient à 65.000 francs en capital, soit à 7 fr. 22 par pied d’olivier restant au propriétaire après l'expiration des contrats mgharça*.
La dépense annuelle par arbre, impôt compris, est de 2fr.70
1. Ripau, cité par l'Espinasse Langeac, op. cil., p. 1108. 2. Compte d'établissement d’une olivette de 1.000 hectares dont 500 reviendront au propriétaire, à la fin de la huitième année :
1'e année : Versement de la moitié du prix du terrain....... 5.000 francs. 4 puits par 950 hectares, soit 4, à 2.000 l'un...... 8.600 — AMAÏSONIPDOURIC SÉDANT RE EE 2.000 — Avances aux mgharcis, 2 francs par olivier, soit
pour 1.000 hectares (20 oliviers à l'hectare)... 4.000 — Acquisition et transport des éclats.............. 2.000 — 1° année : Versement de la 2 moilié du prix du terrain... 3.000 — Part du gérant 1/10 de 10.000 oliviers soit 1.000 OlViers AMONTANCS er eee ec eee 10,000 Intérêts : À 5 Z des dépenses dela 4'° année (59.000 fr.), soit 2950paAT AN DENTANL AD ANS ee 2).5)0 A 5 Z des dépenses de la 4° année (5.900 fr.), soil 250 francs par an. pendant 6 ans..." 1.500