Supra, p.88, n
FLEURY, 0p. Cl, p. 44-45. Les 200 ateliers domestiques de Gafsa et d'El-Guettar fabriquent environ 6.000 à 6.500 objets (chapeaux, éventails, chasse-mouches, couffins, cordes, ete.) d'une valeur totale de 2.000 francs.
2. FLeurY, 0p. cil., p. 58-59. Le prix des poteries est peu élevé : la goulla amphore de 10 litres vaut 0 fr. 30 ; Iles marmites valent 0 fr. 15 ; une fournée de cuisson vaut 15 à 35 francs.
3. FLEURY, 0p. cil., p. 83. Les salaires de ces ouvriers, assez élevés pour la région, étaient en 1900 de ? francs par jour.
ment l'industrie de la laine : la difficulté des communications dans les temps troublés et la présence de la matière première qui se trouve en abondance dans le pays et permet de subvenir largement aux besoins de la consommation locale, ont facilité la création et le développement de la filature et du tissage. Depuis des siècles, le commerce et l'industrie de la laine sont un des éléments les plus importants de l’activité économique des cultivateurs sédentaires et des pasteurs nomades de Gafsa !.
Les laines sont achetées par les ksouriens aux nomades sur le marché de Gafsa ou dans les douars, et, pour une part très restreinte, en Algérie. Elles se vendent en toison, quelquefois même avec la peau de l'animal, et la plupart du temps par voie d'échange contre d’autres produits : orge, dattes, huiles, couvertures *.
L'industrie est familiale. Il n’y a guère que quelques teinturiers qui soient des entrepreneurs et des spécialistes : au moment de l'occupation française, les matières tinctoriales étaient extraites des plantes du pays, de l’indigo, de la cochenille, du henné, de l'écorce de grenade, de l’arjaknou. Quelques années plus tard, les couleurs chimiques allemandes furent employées en grandes quantités et firent perdre aux fils de Gafsa leurs teintes franches et régulières. Aujourd'hui des fils destinés au tissage sont même importés de Sfax où existent des teintureries plus importantes. Mais les matières végétales ont repris la première place dans la consommation et la teinture se fait encore à domicile chez certains fileurs *.