COLLIGNON, op. cil., p
9. COLLIGNON, op. cil., p. 213-215. Les indices céphaliques que nous donnons sont les moyennes des mesures prises sur 10 individus à Nefta, 60 à Tozeur. 33 à El-Oudiane, 30 à Gafsa (soldats du 4° tirailleurs). L'indice céphalique est le rapport entre le diamètre transversal et le diamètre antéropostérieur de la face. Les indices 72, 73, 74 sont ceux des dolichocéphales; 75, 76, 77. 78 ceux des mégalocéphales; 79, 80, 81, ceux des brachycéphales.
très sujettes à la carie, les oreilles très grandes et écartées de la tête!. »
Le type est très mésorhinien à Nefta (indice nasal : 79,84), à Chebika (78,25), El-Oudiane (76,83), à Tozeur (75,50). Mais à Gafsa, carrefour d’invasions et gite d'étapes, l'influence de croisements postérieurs à atténué la mésorhinie de la race primitive, l'indice nasal n’est que 71,71. Néanmoins des individus très purs se rencontrent à Gafsa, et même dans les oasis où les croisements ont été plus nombreux encore : à El-Ksar, à Lalla, à El-Guettar?.
Géographiquement, ces populations correspondent approximativement aux Gétules des anciens.
Anthropologiquement elles se rapprochent de la race européenne de Canstadt et de Néanderthal#, et, comme elle, datent du début de l’époque quaternaire, ainsi que l'indique la position des ateliers chelléens dans les terrains quaternaires les plus inférieurs. Toutefois il est impossible de définir les rapports que ces deux groupements humains si éloignés ont pu avoir entre eux.
Mais il existe des affinités qui paraissent irréfutables entre les Djeridis, les tribus sahariennes et les populations claires, peu métissées de sang nègre, du Sénégal, du Soudan et de l’Abyssinie : Maures, Peuhls, Abyssins et Somalisi.
D'ailleurs M. Collignon fut frappé d’une grande ressemblance entre les Djeridis et certaines statues égyptiennes, principalement le prisonnier kouschite. du monument d’Aménophis IL au Louvre. Il rappelle la parenté biblique étroite entre les Kouschites (Kusch) et les Libyens (Lehabim), issus de