‹ La Capsa Ancienne: La Gaesa ModerneChapitre 93 sur 153 · p.-540, 2. COLLIGNON, 0p. cil., p · texte numérisé non relu

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D'ailleurs, des ateliers de taille et des silex travaillés de toutes les époques, mêlés à des rognons intacts, ont été trouvés en grand nombre dans la plupart des ravins du dj. Orbata jusqu’à Lalla, aux environs d'El-Guettar et du Bir Marbot, au Saad el-Hamra, à Keroua, à l’oued Besbès, à Oum Ali, Zelloudja, Mehamla ; à Bou Amran, El-Ayaïcha, El-Hajey, où l'industrie s'est perpétuée jusqu'à nos jours (pierres à fusil); à Ouderef, à El-Hamma et jusqu'à Gabès, au dj. Tebagua, À l’oued Akarit, à l'oued Melah: et principalement à Gourbata, au sud de Gafsa, et au Djcrid. Mais au nord de Gafsa les ateliers sont de moins en moins importants et les pièces de moins en moins nombreuses à mesure que l’on s'avance vers Kaiïrouan : on à relevé des ateliers au dj. Bou Hedma, à Sidi Aïch, au Foum el-Maïla, et quelques pièces isolées dans les bleds de l’oued El-Hallouf !.

Or l’ensemble de ces établissements paléolithiques et néolithiques correspond presque exactement à l'aire de répartition de celui des types ethniques de la Tunisie que l’on considère comme le plus ancien : le type djeridien. Cette race, absolument pure à Tozeur et à Nefta, est encore très reconnaissable à Gafsa, elle devient de moins en moins dense et de moins en moins pure vers le nord, ct les individus isolés disparaissent presque en même temps que les derniers vestiges de l'industrie préhistorique. Cette coïncidence permet de considérer les Berbères du type djeridien comme les descendants de la race primilive qui taillait la pierre dansle sud de la Tunisie, race unique à laquelle sont venus se mêler plus tard des envahisseurs plus civilisés*.

1. Zbid., p. 24 et sq. — M. Collignon explique l’absence d'instruments de pierre polie par le manque de roches polissoires, et leur inutilité relative dans un pays où le seul arbre véritable est le palmier, où les indigènes n’avaient à tailler ni grosses charpentes ni bateaux, où les habitations permanentes devaient être en torchis. CoLLIGNON, 0p. cil., p. 25.

2, Cocuiexox, Étude sur l'ethnographie générale de la Tunisie, Bull. géogr. com. tr. hist. et se., 1886, p. 221. — Un groupe ethnique important absolument semblable à celui du Djerid, mais séparé de lui par des agglomérations com-

Ce type berbère du Djerid est de grande taille : la talle moyenne des Ksouriens de Tozeur est de 1,691, celle des gens de Nefta de 1",683; àGafsaoülesindividus de cette race forment une bonne partie de la population, elle atteint encore 1",679, dépassant de 17°" la moyenne des sédentaires de la Tunisie. Ce type à exercé une influence dans les régions montagneuses voisines, où il a pu résister facilement aux invasions postérieures : la taille moyenne est de 1",676 à El-Oudiane, 1,688 au Nefzaoua, 1",691 à Bou Amrane, 1,716 à Chebika!. « Les Djeridis, écrit M. Collignon, ont le corps haut, mince, pour ne pas dire maigre, les épaules largeset carrées des statues égyptiennes, le thorax affectant la forme d’un tronc de cône remarquablement étroit au niveau du bassin, les hanches fortes, les extrémités plutôt grandes, les avant-bras relativement courts. La maigreur de cette race peut être attribuée au climat réellement accablant du Djerid et à un vieux fonds d'anémie palustre*. » F

La couleur est brune, presque mulâtre, le crâne est netlement dolichocéphale à Nefta (72,88), à Tozeur (73,62), à El- Oudiane (74,23), et à Gafsa même (7#,45)°. Le front est bas et fuyant. « De face, la figure frappe par sa hauteur et son étroitesse. Le front est étroit, Les yeux sont noirs et enfoncés, grands, bien ouverts, les pommettes sont saillantes, la bouche, grande, est garnie de lèvres fortes, les dents sont ordinairement laides,

pactes de types différents, à été étudié en Kroumirie, par M. le D' Bertholon (2. lun., 1895) : on doit, semble-t-il, en attribuer l’origine à une invasion récente de Djeridiens.

1. COLLIGNON, 0p. cil., p. 208. — Les tailles indiquées sont les moyennes des mesures prises sur 63 soldats du 4’ tirailleurs originaires de Tozeur, 10 de Nefta, 20 de Gafsa, 26 d'El-Oudiane, 7 du Nefzaoua, 6 de Bou Amrane, 3 de Chebika.

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