DiEHL, op. cit., p
3. DfEiii., op. cit., p. 3:50-337, 233, carte p. 272, 102, 337, :iOO, \. OiEiiL, op. cit. y p. 557-502,
à Capsa et au Djerid, puis, leur razzia terminée, se retirèrent 1^1 Kiirjple avec le gros de leur armée *.
Mais les Musulmans n'avaient pas vu impunément les riches plaines de la Byzacène : en 669, Okba ben Nafa envahit de nouveau le pays avec 10.000 cavaliers d'élite, s'empara de CasUlia (Tozcur), de Kafsa, et, sans rencontrer aucune résistance, s'avança jusqu'à Kairouan où les Arabes s'établirent définitivement 2. L'Afrique byzantine avait disparu presque sans combat.
L'Afrique berbère se souleva : réunis sous rautorité de Koceilah puis de la Kahena, la prophétesse, les populations de la Byzacène s'insurgèrent contre les nouveaux maîtres du pays; mais elles refusèrent de suivre le conseil de la Kahena, de détruire toutes les plantations ot leurs villes pour faire le dé?ert devant les envahisseurs ; elles préférèrent la conversion à la ruine.
Apiès un siècle de troubles, la paix régna en Ifrikia, sous la domination des gouverneurs Aghlebites, des khalifes Falemuh's et des premiers Zirides ; le sud de la Tunisie, sous une lulnnnistration tolérante, connut une grande prospérité; les lïalïitiints de Kafsa et de la région voisine conservèrent avec leur vieux langage gréco-latin, leurs procédés agricoles pn-fectionnés, et restèrent constitués en province autonome d(»n1 la puissance arrêta longtemps les hordes arabes de l'invasion hilalienne (1053)'^.
Kn ellet, « quand El-Moczz^ abandonna Kairouan et se rendit à El-Mehdïa, après avoir vu désorganiser son empire par
L Umiii., op. cif.j p. 57(K»71. El-Hekri, p. H7. Hcilkde, CvHuve de VoUvkr,
'*, LdTfi, Hhl. delà Tunisie, p. 111-120.
'A lil,. Ihid., p. 120-15!.— Supra, p. 8l-Se.
î rn^ tèmmc berbôre d'une tribu do l'Aui-ès, la Kaliena, cclèbi**^ par $on pouvoir de divinisation, se mit à la UHc do la révolte, battit plusieurs fois les Anvboîiet, pour lescbasser du pays, proposa de détruire les riches plantations qui W y attiraient. Un certain nombre do ses partisans l'abandonnèrent. Elle fut luêe au siège de ramphithéâtre d'EI-Djem.
L n Moozz ibn Badis, souverain ziride do Kairouan,
HISTOIRE MILITAIUK. 2Cfi
rînvasion des Arabes, la ville de Kafsa avait pour gouverneur un officier nommé par le gouvernement (Ziride) et appelé Ibn Abd Allah Ibn Mohammed Ibn er-Rend. Cet homme était originaire de Djerba et sa famille, les Béni Sadghiau, habitait El-Djoueîn dans les pays des Nefzaoua. Selon Ibn Hakhil, il appartenait aux Béni Izmerten, famille maghraouienne. Abd Allah, ayant maintenu son autorité dans Kafsa, pourvut à la tranquillité du pays et à la sûreté des voyageurs au moyen d'un tribut payé aux Arabes. En Tan kïb (1053-54) il se déclara indépendant et reçut la soumission de Touzer, Neftn, Takïous, El-Hammat et d'autres localités de la province de Casiilia. Parvenu ainsi à un haut degré de puissance, il attira à sa cour les poètes et les hommes de lettres, tous empressés à célébrer ses louanges. Jusqu'à sa mort, il ne cessa de témoigner un profond respect pour les personnes qui s'adonnaient à la dévotion. Il mourut en 465 1072-1073) ».
« Abou Omar el-Moyezz, son fils et successeur, s'étant assuré l'exercice du pouvoir et l'obéisscance du peuple, recueillit de fortes sommes d'argent provenant des impôts, et gagna par ses Ubéralités tant de partisans qu'il se mit en état de soumettre Camouda, le dj. Hoouara, les autres villes de Castilia et toutes les dépendances de cette province. Après une longue et heureuse administration, il perdit la vue, et comme son lîls Temin venait de mourir, il désigna pour successeur au trône son petit-fils Yahya Ibn Temin. Ce jeune homme parvint à tenir son aïeul en tutelle, mais leurs états continuèrent néanmoins à jouir de la plus grande prospérité. En Tan 55V (1059) Abd el-Moumen * assiégea Kafsa, renversa la famille régnante et en envoya tous les membres à Bougie. El-Motlez mourut dans cette ville en l'an 557, à TAge de cent quatorze ans, ou de quatre-vingt-dix d'après un autre récit. Son peti^ fils Yahya mourut peu de temps après^. »
Cette expédition fut une conséquence de l'occupation du
1. Promicr souverain des Alinohatles, Lnin, oy>. cil., p. IGO.