Supra, p. 18-1 et sq
3. CAciXAT, op, cit., p. 328-;TO. — Corpus, YIII, KX^X), 9195 : des Piael'r. i i gentiuiii administraient la tribu des Cinithicns voisins des Syrtes, et une triliu des environs de Thysdrus (El-Djem). — Pellissier, Rev. d'Arch., 1847, p. iVL Est-il possible vraiment, dans l'inscription de Gafsa signalée par Pellis.sji^iv aprt>s sir Gren ville Temple {fLxrursious, H, p. 323. n" 8<j), de lire UlKiP : prae* feetus?
administratives et ces limites politiques dont Fensemble parait correspondre à nos anciens caldats de Gafsa, du Djebel et des Hamnoanoa Gr.ebala ^ il semble possible d'en affirmer l'adaptation aux nécessités économiques du pays et à l'esprit indépendant de ses habitants qui furent gagnés à la cause romaine au point de s'engager, au ii" siècle dans la légion III® Auguste '♦. Le bon fonctionnement des institutions autonomes de Capsa et de ses environs nous semble avoir largement contribué à Tachèvement, dans chaque bled, de l'œuvre de police et de sécurité commencée par les militaires ^, au succès de la « pénétration pacifique » romaine, et au dé\eloppement d'une sorte de fierté locale, de patriotisme communal, qui se perpétua dans les siècles suivants, et empêcha Capsa d'être complètement ruinée par la conquête vandale et Toccupation byzantine, et submergée dès le début par les invasions arabes.
Les Vandales (4^39-53^* en effet rasèrent les fortifications du sud de la Tunisie comme toutes celk»s de l'Afrique du nord ^, et si Toasîs et la partie .«septentrionale du territoiic de Capsa ne furent pas trop atleinles par les pillages des nomades livrés à eux-mêmes, par les razzias de la remuante tribu des Frexes, d'Antalas, de labdas, deCoutsina, qui ne rencontraient plus devant eux les colonnes ni les castella romains, c'est à la diplomatie et à l'énergie de son sénat, au courage et à Tentcnle de ses habitants qu'elle le dut sans doute ^ (534-5V8;.
Les Byzantins comprirent d'ailleui*s très vite la nécessité de
1, htfra, p. 'Z'ti).
^. Cannât, op. t/V., oOl-on. Corpus, VllI, -JÔ^'m, un soldat oiigiiiahv do Tln'- U*\A\\ sur doux listos de 18 et 13 noms; 'SM)^ un de Tliélepte sur une liste de î ijouis; tiOOr, un de Suiïelula; 25<>S, deux deTliéleple; •2.W.), un de Sufès. un do THLupe, un de Théleple, deux de Gafm : 0. Naevius Faustus, T. Flavius Maîtiijius, sur une liste de Hl noms dont 43 avec indication d'origine.
-1, Î^E LA Bi.ANCHÈRE, op. cU., p. W. — Caunat, op. ctl ., p. ^^-337, r>ÏJ8-r>ll'J. — TijLTUM, op. cit., p. 30(>3C)8.
L Marcis, Uiytoivc des WimUiles, p. 2(X>-201. — I)itiiL, LWfrique byzantine, p. VI
ô, DitiiL, ojt. cit., p. uO-1'3, 303-313, Ktti-l 10. — Toiiain, op. cit. y p. i^^vJ,
relever les anciens ouvrages militaires romains, pour rétablir la paix dans le pays; Justinien et le magister niililuni Solomon 539-543) firent reconstruire les murs de Capsa dont rimportance stratégique ne leur échappa pas; la cité — nous l'avons indiqué déjà — prit le surnom de Justiniana et devint la résidence du gouverner. r militaire de la nouvelle province, le dux Byzaceuiae, puis le chef-lieu d'un commande mrnl spécial*. Un corps de troupes spécialement institué pour la défense des frontières, les limitanei, fut organisé en smalah et reçut la garde des burgi semblables aux anciens postes de Tépoque romaine 2 : Ksar el-Foul 1 enceinte de 22 mètres X 21), Henchir Bou Gineah (enceinte de 9°^,35 X 7™,90), Sidi Aïch (tour), Henchir Medjen Oum el-Kesseub, Ksour el-Kraïb enceinte de 40 m. X 40 m.\ Henchir Mzira (qui formaient la frontière méridionale de la Byzacènc entre Thélepte, où fut construite une forteresse importante, et Capsa, et devaient, en cas d'alerte, servir de refuge aux populations paisibles du bled); au delà de Capsa le limes gagnait probablement Ksar Zitouna et la rive septentrionale du chott El-Djerid, laissant aux indigènes et aux nomades le Djerid et le pays du Seldja ^. A Tabrides castclla et des citadelles reconstruits, les Ksouliens purent reprendre en sécurité leur travail, régénérer leurs olivettes et leurs palmeraies *.
En 647, Abdallah Ibn Saïd, gouverneur d'Egypte, reçut du khalife Othman la permission d'envahir avec 20.000 hommes « le lointain et perfide Maghreb ». Il ravagea la Byzacène, battit et tua à Akouba le patrice Grégoire et s'empara de SufTetula; les premiers cavaliers arabes firent leur apparition
1. DiEHL, p. 110 117, 127-131, 470, 401, 535. — Tissot, op. cit., II, p. 50. -^ Corpus, VllI, 101.