ias kiiALDOUN, op. cit., II, p
HISTOIRE MILITAIRK. 'Ml
sèment qu'ils avaient de 1 eloignement pour les Béni AbJ **1- Moumen, et se sentaient plutôt entraînés vers les Abbassldcs et disposés à dire la Khoteba en leur faveur. Ibrahim fit son entrée dans la ville et fit proclamer dans la prière solenni^lle le nom du khalife Abbasside,suivi de celui de Selahaddin, Ibrahim et ses partisans furent tués plus tard dans Kafsa, par hll- Hansour^. »
Aussi dès (( Tan 576 (1180-1181), Youçof, fils d'Abd el Moumen, vint en personne assiéger Kafsa, et, ayant forcé Ibn ¥À- Ezz à se rendre, il Tenvoya au Maroc avec sa famille et lui permit d'emporter ses trésors. Le prince détrôné reçut du conquérant la place d'administrateur des impôts à Salé et remplit les fonctions de cet office jusqu'à sa mort. Avec lui finit la dynastie des Rend- ».
L'esprit d'indépendance des gens de Kafsa ne disparut pas malgré Texil définitif de leurs chefs les plus célèbres. Ilsprirent successivement parti pour Ibn Ghanïa, candidat almoravide au trône des Almohades (1185) ^ et furent assiégés par El-Mansour qui fit raser les murs de la ville mais respecta la citadelle (1185)*. De puissantes familles fournirent des cheikhs culèbres à Kafsa et aux oasis voisines'*, dont Thistoire, jusqu'à Toccupation turque, n'est que le long récit des luttes des DJernans et des seigneurs locaux contre le pouvoir central des kha* lifes.
« Depuis l'époque où le partage de l'empire hafside en deux principautés, celle de Tunis et celle des provinces occidentales*'», eut empêché l'autorité impériale d'étendre plus longtemps une ombre tulélaire sur le Djerid, les habitants de cette région se laissaient gouverner par une junte composée de leurs