‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 110 sur 133 · Ibn Kiialdoln, op. rit,, III, p · texte numérisé non relu

Ibn Kiialdoln, op. rit,, III, p

6. LoTH, opcit., p. 173-171, Abou Zokeria II se rendit indépendant à la laveur de l'insurrection qui suivit la mort d'El-Mostancer, 1277-1284.

cheikbs^.. A Tépoquc où les localités du Djerid passèrent sous l'administration de conseils indé|>endants, Ka&a avait déjà pour président Yahya Ibn Mohammed Ibn Ali Ibn Abd el-Djebil, membre de la famille Abed, une des premières maisons de la ville. Les Abed prétendent remonter à Bila (tribu himyerite descendue de Godàa) et avoir vécu en confédération avec plusieurs fractions de la grande tribu des Solein. On ne saurait préciser Tépoque de leur établissement à Kafsa, mais un sait qu*ils s'incorporèrent dans la population de cette ville et qu'ils y prirent rang avec les familles les plus puissantes, les Boni Abd es-Samed et les Béni Abi Zeid. Sous le règne d*Abou Zekeria- : 1** la présidence de Kafsa fut exercée par un membre de la famille Abou Zeid auquel le monarque avait confié la perception de Timpôt dans le Djerid; accusé d'avoir détourné une partie de ces sommes... ce fonctionnaire perdit sa place et encourut une amende de plusieurs milliers de pièces. Après lui la présidence fut exercée tantôt par Tune, tantôt par Tautre de ces familles. Lors du rétablissement des conseils administratifs dans le Djerid, l'esprit d'indépendance renaquit à Kafsa et comme les Béni Abed y formait le parti le plus puissant, leur chef, Yahya Ibn Ali, obtint la présidence ^ »

Le souverain mcrinidede Fez, Abou '1-Hacen, avait envahi la Tunisie à la mort de son allié le hafside Abou Yahïa^ : « U ambitionnait surtout l'honneur de soumettre le Djerid. En Tan 735 (133'») il marcha sur Kafsa, ville dont Yahya Ibn Mohammed avait usurpé le commandement '\ Ce chef... gouvernait

L lus KllAI.DULX, 0/J. ClL, m, p. l.

2. xMjou Zekerial*", gouverneur hafside pour le khalife Alniohade, se déclara tiidi^ pendant en l'23(3, 10 ans avant la mort d'El-Mostancer son successeur, doTii h' tlécès amena le démembrement de l'empire hafside et ravènement de Vahya ibn Ali (Abed) à Kafsa. — Loth, op. ciL, 167-174.

X \m\ Khaldoin, op. ri/., lll, p. 145.

I. LnTH, op. rif., p. 175. Abou Yahïa avait réussi à rétablir l'unité de l'eml^n^ hnl'side.

r>. Les murs avaient sans doute été reconstruits, ou il s'agissait de la citadelle.

HISTOIRE MILITAIRE. 20o

alors en maître. Le sultan livra plusieurs assauts à Kafsa, et foudroya la place avec ses catapultes sans pouvoir s'en emparer; mais ayant commence à faire abattre les palmiers et arracher les plantations des alentours, il obligea les habitants à implorer sa miséricorde. Le peuple de Kafsa rentra de celte manière sous Tombre bienraisante du gouvernement hafside^, après avoir été pendant un temps au grand soleil de Tindépendance; ils reçurent du sultan un accueil plein de bonté et d^udulgence. Ce prince étendit sur eux le manteau de sa justice et accorda à leurs pauvres des portions de terre, soit en don, soit en fief. Il renouvela les édits impériaux qui avaient été promulgués en leur faveur et qu'ils avaient soigneusement conservés; il choisit même leur ville pour la résidence de son lils, l'émir Abou '1-Abbas, désigné plus tard comme son successeur au trône...

« Il conseilla de traiter les habitants avec une grande bienveillance 2. o

Les gens de Kafsa n'apprécièrent pas à la même valeur que l'historien Khaldoun « Tombre bienfaisante » du gouvernement d'Abou '1-Hacen et « le manteau de sa justice ». Us lui préférèrent l'autorité de leurs cheikhs de la famille des Abed dont la domination ne devait pas être si ruineuse et si tyrannique que le dit Thistorien arabe. Ils furent les premiers à se révolter, à la mort de leur gouverneur en 747, contre le khalife Abou 'l-Hacen qui fut bientôt chassé de Tunisie par le hafside El-Fadel. Les Abed revinrent de Kabès où ils s'étaient réfugiés, et Ahmed Ibn Omar Ibn el-Abed, prince simple, modeste et juste, devint président de la Djemaa de Kafsa ^.

Le gouvernement de Ahmed Ibn el-Abed, prévoyant une prochaine expédition de Tunis, entra en relations avec les tribus nomades du voisinage et leur distribua des sommes considérables, se flattant qu'elles leur serviraient de rempart.

1. Abou 'l-IIacen était un prince mérinide do Fez. — Loth, <>//. ciL, p. 173.

'l. Ibn Khaldoun, op. cit., Ill, p. 2.

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