‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 118 sur 133 · i&.yibid., p · texte numérisé non relu

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histoire: MILITAlRt:. 215

bédouins; ou lui a rendu autant d'honneurs que si le Bey luimême était venu. Et il connaît nos usages, c'est lui-même qui a réglé lesTzagritsdes femmes, la place des drapeaux, les jeux dos cavaliers, des hommes à pied. 11 a fait la part des Arabes, des Geldia (gens de la ville), des juifs, etc. Personne n'a pu s'y soustraire, ni les ordres religieux, ni le cadi; il a exigé de tous hommages et manifestations respectueuses. Il a lui-même pendant son entrée, sur sa jument noire qui aime la poudre, rectifié, approuvé ou blâmé dans notre langue, et tout le monde le comprenait et obéissait en silence. Et ses soldats, dans quel ordre ils sont entrés! Ils ne faisaient qu'un avec lui. Avec quelle facilité il se faisait comprendre! Sans aucune peine il paît cette foule d'hommes, tous récoutent et comprennent ses moindres signes. Et les vieux répétaient en branlant leur tête blanchie : Oui, mes enfants le roumi est un chef, et prenez garde, il faudra obéir *. »

Le général Philebert était un nouveau Marius, mais pacifique et libérateur.

Il se mit en rapport avec la population de Gafsaet s'efforça tout d'abord de s'assurer définitivement sa fidélité. Il y avait à Gafsa une compagnie de l'armée beylicale; son capitaine Si Hassetn el-Longo était dévoué à la cause française, mais ses hommes lui faisaient une opposition d'autant plus dangereuse qu' « une partie de la population » de Gafsa nous était hostile; le centre de la résistance était dans les zaouias des Rahmania et des Kadrïa ^ ; le caïd, homme « fort important, faisait partie du çof uni aux llammama révoltés ».

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