iém*ral Puii.ebeut, oji. cil., p. ll:Ml I
2, La secte des Kadrïa, fondée au xr siècle à Hagdad par Si Ahd el-Kador ol-Djilani, très puissante au Soudan (le nialidi), compte de nombreux adhérents à Xefta. au Djerid et à Tamerza sous l'autorité de leur marabout de Nefta.
La secte des Rahmania, fondée à la (indu xui" siècle, est très puissante dans la Djurdjura et à Xefta; ces deux sectes sont très ardentes. Cependant les ?ens de Gafsa ont la réputation d'être de mauvais musulmans. Cf. supra, p. 81 et ë9. DrvEYRiER, La Tunisie, p. :W et 39. Folknek, La Tunisie. — La Tunisie, p. 89. — Blanc, op. cil.j p. 10. — Dt Patv de Clam, Étude sur le Djerid, p. 312.
Le général Phileberl fit arrêter 10 de ces soldats, leur tint un langage énergique qui fit impression sur le peuple et les envoya en exil au delà des chotts *.
Puis il prit des mesures uliles à la dignité, au bien-être et à la sûreté de ses officiers et de ses troupes. Il fit aménager la Kasbah, le Dar el-Bey, logea son état-major dans la maison fortifiée et entourée de jardins du Caïd des Hammama, améliora les campements de ses hommes aux postes 1 et 3, et les locaux sanitaires *.
Le ravitaillement de la garnison se faisait depuis le début de Toccupation par la route de Fériana et TAlgérie; il mettait en mouvement 2.000 chameaux par mois et coûtait très cher à rintendance : les indigènes dont les animaux étaient réquisitionnés se plaignaient et Torge revenait à 12 francs le sac, plus 20 francs de transport par sac. Le général et Tintendant militaire Garrig se déclarèrent acheteurs, sur le marché de Gafsa, à 25 francs le sac de toute Torge qu'on leur offrirait; les indigènes demandaient 30 francs; ils résistèrent quelques jours, puis une foule considérable vint de tout le pays vendre sa récolte et ses réserves au prix offert et le ravitaillement des troupes en grains fut assuré 3.
Des corvées approvisionnèrent la garnison en bois coupé dans les maquis des plaines et des montagnes gafsiennes^. Un service de convois réguliers s'établit peu à peu avec Gabès pour ravitailler en équipements et en habits les troupes dont les effets de drap étaient usés par huit mois de campagne'^.
L iȐn(''ral Piiilkkekt, (tp.cil., j). 11(3-117.
^. Trénéral Piiii.edkht, op. cil., p. I19-I2:{. — Cependant malgré ses efforts la ilipjjli-rie se répandit dans la garnison : « Il ne se passait pas de jour sans l'ulfi'i* à rhôpital et sortie pour le cimetière -, c^crit le sergent-major Céalis ilu balaillon Pédoya (18'), arrivé le IGjuin 1882 àCiafsa; les ophtalmies étaient fréquentes ; il y eut à l'hôpital jusqu'à 3(K) malades surîi.UÏ) hommes et l'on <hil détacher à Lalla une i)artie des troupes. Ckai.is, /V Somse à Oafsa, p. ir>l,
Kîi, m.
'S. r;énéral Philereut, op. rii., p. 120-127.
L Supra, p. 3<».
&, riénéral Philereut. ap. cil., p. 1*21»-131. Enlin, comme les envois d'argent
Cependant une certaine effervescence régnait daas le pays à la suite des événements d'Egypte; le sultan, disait-on, devait envahir le sud de la Tunisie avec une armée; des dissidents Fraichich et Hammama, ayant passé le chott, parurent entre Tozeur et Nefta. Le général Philebert prit des mesures en conséquence : le 27* chasseurs fut envoyé à Fcriana pour escorter un convoi de 2.000 chameaux ^ Puis, pour étoigner les dissidents et punir les gens de Sened et Hadjourah qui leur fournissaient des vivres et leur donnaient un asile et une base d'opérations vers le nord, trois colonnes légères furent formées en mars 1883 : Tune^, partie de Djilma, devait atteindre Hadjourah le 18 par Bir Safia et TOglat Sidi H'hamet; les deux autres devaient se réunir à Sened le 18, Tune^ en passant par El-Guettar et les Oulad Bou Saad, Tautre en passant par TOuni el-Alleg. L'expédition devait se terminer par Tassaut de Mech et la traversée du bled Thala^. C'était presque une nouvelle marche de Métellus sur Thala.
Au moment du départ, le général Philebert reçut l'ordre d'envahir en masse le Nefzaoua. H appela à la hâte la réserve du colonel Freyermuth campée à Djilma, laissa à Gafsa un bataillon qui s'y fortifia, et se dirigea vers le chott Djerid par Bir Marbot et le bled Segui. 11 fit habiller les hommes en bourgeron, à cause de la chaleur, et, comme on manquait de chameaux pour les transports, il réquisitionna des ânes dont la
subissaient des retards, le général fut autoris<s sur sa demande, par M. de Piennes et la commission financière, à faire percevoir les impôts parle payeur do la garnison qui délivra aux caïds des mandats sur le payeur général de Tunis, acceptés comme argent par la commission : il évita ainsi les tranâporU perpétuels de fonds en espèces entre Gafsa et Tunis, allégea d'autant le service des convois et des escortes et réduisit encore les frais d'occupation par cette nouvelle et ingénieuse combinaison.
Général Phu^ebert, op. cit., p. 127-128.