‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 16 sur 133 · Itinéraires militaires, 1882, p · texte numérisé non relu

Itinéraires militaires, 1882, p

se trouve seulement à O^^SO, et assez abondante, même au cœur de Tété^ ». La même nappe parait alimenter les puits de Toued Seldja inférieur et l'Aïn Abdou : depuis le kilomètre 4,5 après l'Ain Abdou, jusqu'à Gouifla, la route de Tozeur traverse des ce marais très difficiles » parsemés de tamarins vigoureux; « il y a lieu, après la saison des pluies, d'avancer avec de gt*andes précautions ^ ».

Les sources d'Ain Moularès, Ain Mrata, Ras el-Aloun, semblent dues à un arfleurement analogue des marnes tertiaires.

Les sources de Gafsa, les plus importantes de toutes, « à en juger par leur température (aS"* à 30*^), écrit H. Rolland, viennent d*une assez grande profondeur sous la surface ; elles sont évidemment dues à l'émergence de nappes artésiennes circulant dans les terrains crétacés et éocènes qui constituent les montagnes environnantes ainsi que l'ensemble des monts s'élevant vers Fériana et Tebessa^ ». Peut-être sont-elles dues simplement, comme l'Ain Abdou et les eaux de Gouifla, à l'affleurement d'une couche argileuse et d'une nappe des terrains quaternaires.

L'importance de ces sources est d'ailleurs assez variée. L'Ain Oum el-Ksob n'a qu'un débit de 2 litres à 2 litres et demi à la seconde, la source de Sidi Ahmed Zarroung un débit de 10 litres*, tandis que la source thermale de BouHaddège a un débit de 70 litres et coule pendant plus de 5 kilomètres ^.

Les sources de la Kasbah et de l'intérieur de Gafsa ont un débit de 5.000 mètres cubes par jour ^; avec celles de Sidi Mansour et du lit de l'oued Baïach^, elles arrosent régulièrement plus de 40.000 palmiers, 75.000 oliviers; 1.400 bas. de jardins irrigués suffisent largement aux besoins d'une popu-

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