Paul Gauckler, op. cit., p
4. Ch. TissoT, Géogr, comparée de la Province romaine d'Afrique, p. 245. — Dl Paty de Cla3i, Étude sur le hieridi Bull, géogr. corn. hist. et se, 1893, p. 323.
Les moyennes trimestrielles de la température observée à Gafsa donnent une impression nette de la différence très tranchée qui existe entre les saisons : 19**,4 pour Tannée entière, lO** pour l'hiver (décembre, janvier, février), 18*',5 pour le printemps (mars, avril, mai), 27**,5 pour Tété (juin, juillet, août), 21°,6 pour l'automne (septembre, octobre, novembre), d'après M. Ginestous (moyennes de 1885 à 1895, de 1895 à 1900) ^
La différence entre la moyenne de l'été et les moyennes du printemps et de l'automne est plus apparente encore si Ton calcule les moyennes pour les saisons indigènes : 10"* pour l'hiver, 16%2 pour le printemps (mars, avril), 26**,4 pour Tété (mai, juin, juillet, août, septembre), 18'',2 et même 15*^,5 pour l'automne si l'on y fait rentrer le mois de décembre.
La température moyenne du mois le plus froid (janvier) est de 9%3. Celle du mois le plus chaud (juillet), de 29'',8 : ce qui représente une différence de 20'*,5 entre les moyennes extrêmes 2.
Les sautes brusques et les écarts extrêmes de la température sont très considérables : le 22 septembre 1900, le thermomètre marquai à Gafsa ï^*", il était tombé le 26 à W^ baissant de 30* en quatre jours. Des températures de — 1° et -i- 23'' en décembre, de — 3^ et H- 25° en février ne sont pas rares. Enfin le thermomètre a marqué — 6** en janvier 1901 ; il monte fréquemment à 4V en été 3, il atteignit même 48°,8, presque autant qu'à Tozeur (W%5, le 22 juillet 1891) et à Nefta (53**), les points les plus chauds de toute la Tunisie ^: cet écart de 5V,8 est le plus grand constaté dans toute la régence avant 1897 K
Le jour, l'insolation, le rayonnement et l'évaporalion sont in-
1. Ginestous, Bull. Dit: Agr. et Comm.y 1900, avril, p. 02, juillet, p. 93, octobre, p. 106; 1901, p. 200-201, 300, 400; 1902, janvier.