‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 23 sur 133 · Rapport au Présid^*nl de la République, 1898, p · texte numérisé non relu

Rapport au Présid^*nl de la République, 1898, p

4. Tellikr, loc. cit., p. 50. — « Los vioiix oliviors mutilés et abandonnés

Sans doute les années prospères sont rares, mais elles permettent de distinguer très nettement le pays de Gafsa de la région désertique; nous avons dit que les vallées du Seldja, de rOura el-Ksob et de Thala, étaient moins sèches, plus riches en végétation naturelle que le Sahel de Sfax ; elles sont aussi plus riches que l'étroite bande de terrain située entre Tozeur et Nefta et que les dunes du désert. Puisqu'il tombe dans ce pays de Gafsa une quantité d'eau relativement satisfaisante, puisque la végétation, différente par elle-même de celle du désert, augmente spontanément quand les pluies sont plus abondantes, puisque quelques cultures de céréales peuvent y réussir dans le sable rouge des dépressions et que l'olivier et certaines espèces arborescentes subsistent même, à Tétat sauvage et malgré les dégâts causés par les troupeaux, en de nombreux endroits : il est permis de supposer qu'une meilleure économie des eaux, et des mesures de protection pourraient facilement améliorer la flore du pays : entre les hauts plateaux du Kef, de Mactar et de Tebessa, pays de Torge et des parcours nomades, elle grand désert, — entre le Sahel, pays de l'olivier, et les oasis du Djerid, « pays de la palme », le massif des chaînes et des hautes plaines gafsiennes est une zone de transition insensible, une marche tellienne K

L'oasis de Gafsa elle-même et les oasis voisines de Lalla,

d'El-Guettar et de Nechiou achèvent de caractériser la région.

La superficie de l'oasis de Gafsa et de ses annexes de Sidi

entre El-Djem ot l'Oued llaun, ont (lonn(S d'après M. Bourde, une récolte d'olives vendue 170.000 francs en 1890. Les chotts sont resb's impraticables jusqu'au cours de Téui • (Ibid.).

I. Les indigènes de la Dakhla du cap Bon • reconnaissent deux sortes de Tell : le Tell noir qui est une terre riche en uiatièrcs organiqurs retenant facilement l'eau... ; le Tell jaune est plus sablonneux, moins fertile -. Hul. Dir. A(jr. etComm., 1000, n» 10, p. 116, cité par Brunbe.s, op. cit., p. Bi7, n. 1. — Ne peuton pas appliquer ce nom de Tell jaune aux dépôts (luaternaires des plaines gafsiennes?

Ahmed Zarroung, de Sidi Hansour et d'El-Ksar (ou El-Kesseur) est de 1.400 ou 1.500 hectares S situés en grande partie sur la rive droite de Toued Baïach, autour des sources de la Kasbah de Gafsa et de Sidi Mansour qui fournissent Teau nécessaire à rirrigation des jardins.

Les palmiers rencontrent à Ga£sa les couches argileuses recouvertes de terrains moins compacts et collecteurs d'humidité qui lui conviennent; ils y sont abondamment arrosés par des sources thermales nombreuses. Mais ils n'y trouvent pas, comme au Djerid, les chaleurs d'hiver qui leur sont nécessaires (H** d'octobre à janvier). S'ils ont les « pieds dans l'eau », ils ne bénéficient pas d'une atmosphère assez sèche, leur tète n'est pas assez « dans le feu ^ ». La montagne et les vents du nord les gênent. Loin d*être aussi rabougris, aussi stériles que ceux du nord, les dattiers de Gafsa sont certainement moins vigoureux que ceux de Tozeur et de Nefta : les troncs ne sont pas aussi élevés, aussi larges, aussi serrés ; les dattes, moins sucrées, ne sont pas aussi belles ni bonnes et, sauf quelques Deglet en-Nour recherchées pour l'exportation ^, ne peuvent guère être consommées que sur place*. Les palmiers d'El-Guettar (3.000 mètres de longueur sur 500 de largeur, 150 bas.) merveilleusement arrosés par l'eau de seize sources souterraines fraîches et abrités des vents de nord par le dj. Orbata, sont déjà plus beaux ^ et seraient plus serrés si l'oasis était bien protégée contre l'envahissement du sable.

Il n'y a que 60.000 palmiers environ à Gafsa, 80.000 à Gafsa et El-Guettar réunies^.

1. Vivien de Saint-Martin, op. cit., Supp. — Carie de la Tunisie au ij 50000.

2. D. ScHWEiNFLRTii, Lacultupodu palmier dattier, H. Cuil. col., 1902, p. 84-87.

3. Tirant et Rebatel, Voyage en Tunisie, Tour du Mande, 1875, I. p. 311.

Page 1