‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 22 sur 133 · Baraban, op. cU., p · texte numérisé non relu

Baraban, op. cU., p

Du Paty de Clam, op. cit., p. 28^1.

3. Tridon, l'Alfa tunisien, Cuil. col., 181*8, p. 45-18. Barabas, op, cil,, p. 150. Cacxat et Saladin, Tour du Monde, 1886, 11, p. 212.

38 LA (iAFSA ANCIENNE ET MODERNE.

donnent guère de récolte suffisante qu'une année sur quatre ou cinq. La végétation est si pauvre que Tadministration militaire devait généralement faire venir de Bône le fourrage et les grains des spahis de Gafsa, et qu'elle a renvoyé à Sfax une partie de la garnison de cavalerie, par mesure d'économie. Mais aussi, que le sol soit plus humide, comme dans le bled Thala, comme au voisinage des sources et des redirs, que la pluie tombe un peu plus longtemps, les touffes deviennent plus épaisses, l'armoise blanche emplit au printemps les dépressions; une flore assez variée parait sur les montagnes calcaires : le zeita, Varlemisia alba, le romarin^ Vononis longifolia à fleurs jaunes, le siatice Thouini à petites fleurs blanc bleuâtre, Y Hyacinthus Romarins j le Bromus Ru" bens etc. *. Quand la colonne du général Philebert traversa le bled Segui, marchant vers le Nefzaoua, il avait plu abondamment et « la plaine était couverte d'un sainfoin épais et tout en fleur, dans lequel les hommes enfonçaient jusqu'audessus du genou ^ ». En 1898, des pluies trop abondantes qui furent nuisibles aux récoltes du nord de la Tunisie, profitèrent au pays situé entre Gabès, Gafsa et Kebili et fournirent aux indigènes de cette région des avances d'ensemencements u Du 1*^' novembre 1889 au 1" mai 1890, il est tombé à Gafsa 0'",405 de pluie; au printemps de 1890, la région a été transformée : le bled situé entre Gafsa et Tozcur, ordinairement à peu près sec, était couvert d'un fourré de mauves atteignant le garrot d'un cheval et relardant la marche des animaux; dans le bled Thala et le bled Segui on a pu faire des approvisionnements d'un excellent foin qui a servi longtemps aux besoins de la garnison du Gafsa ; la garaat de Sidi Mansour s'est couverte d'un épais semis de tamarins qui subsiste encore aujourd'Imi ^ »

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