Pervinquière, la Tunisie au début du A'-V* siècle^ p
i'i. E. Reclus, Gêoyraphie VniverseUe^ XI, p. HXî. V. de St-Martin, op. cit.
gine lagunaire; les fossiles qu'on y a trouvés appartiennent à des espèces d'eau saumâtre*. L'existence des garaats et des sebkhas du massif gafsien et des chotts des haufs plateaux algériens et tunisiens s'explique par l'évaporation d'eaux pluviales accumulées qui s'étaient chargées de matières salines au cours de leur ruissellement et de leur passage dans le soussol : il ne semble pas nécessaire de faire intervenir Teau de la mer pour justifier l'existence des chotts du sud.
D'ailleurs, le pays de Gafsa, si fertile sous la domination romaine, et même si marécageux à l'époque où Carthage aurait pu, d'après certains auteurs, s'y approvisionner en éléphants ^j était absolument aride quand Marins s'en empara : la description qu'en donne Salluste serait encore vraie aujourd'hui : « Le pays, dit-il, est défendu mieux encore par la difficulté des lieux que par ses guerriers ^. » Il est pauvre en blé, mais on trouve des oliviers en abondance sur la cô(e ; la ville de Capsa, entourée de jardins où travaillent les habitants, est située dans un désert de sables, infesté de serpents. Pour atteindre l'oasis l'armée romaine dut marcher trois jours sans trouver d'eau. La région, il y a vingt siècles, ressemblait tellement à ce qu'elle est aujourd'hui que Ton a pu reconstituer étape par étapes la marche de Marins sur Capsa ^. Le golfe Tritonide n'existait pas à la place du chott Djerid, à 40 kilomètres de Capsa : Salluste en parlerait ^. Il faudrait admettre que la mer intérieure, si jamais elle baigna cette région, avait
1. CuoisY et KoLLAND, clocumcnts, Ole, carto, passini. Pï!nviN«iiiKRK, op. r«7., p. (Î2 à (».