‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 32 sur 133 · PoMPOMUs Mêla, iv et vii. — Pune, V, iv, etc · texte numérisé non relu

PoMPOMUs Mêla, iv et vii. — Pune, V, iv, etc

2. Orosius (I, II) et Aethicus {Cosmog., II, xlv) désignent le Chott el-Djerid sous le nom de lacus salinarum.

3. Le texte de Diodore (III, iv) s'applique sans doute à une lagune de la côte marocaine.

4. Cette solution, conforme aux nécessités géographiques, est aussi en har. monie avec les textes. - Dans la Syrte^ écrit Scylax (110, traduction Tissot, op. cil.y p. 137), est une île appelée Tritonide et là aussi s'élève un temple d'Athénée tritonide. Le lac a une embouchure étroite et l'île est dans cette embouchure. Et, lorsque la marée est basse, il semble parfois impossible de faire pénétrer les navires dans le lac. Le lac lui-môme est grand et mesure environ mille slades de pourtour. » Cette description est à peu près la même que celle d'Hérodote : l'île Tritonide pourrait très bien être l'île de Djerba, habitée, depuis la plus haute antiquité, ainsi que la presqu'île voisine de Zarzis, par d'industrieuses populations et fréquentée parles navigateurs phéniciens et grecs (île et presqu'île des Lotophages) ; le lac serait la mer de Bou Grara. Le périmètre de piille stades attribué au Triton est assez voisin dos 1 10 kilomètres (les côtes du golfe de Bou Grara, qui a pu être légèrement plus étendu autrefois. « La syrte, écrit Mêla (I, trad. Panckouke, p. 22), est un golfe qui a presque cent mille pas d'ouverture..., d'un abord très périlleux, moins à cause dos écueils et dos bas-fonds dont il est parsemé, qu'à cause du flux et du reflux de la mer qui est continuellement agitée dans ces parages. Au delà {super) est un grand lac qui reçoit le fleuve Triton et s'appelle Tritonis. - Aux navigateurs efl*rayés par la marée inconnue d'eux, la mer intérieure de Bou Grara devait paraître un refuge. Le fleuve et le lac Triton, dit Pline (V, iv), esi situé « citra minorem syrtim » ou, d'après de nombreux autres témoignages^ • inter duas syrtes -.M. Pervinquière, dans La Tunisie au début du XX" siècle, considôre le fond du golfe de Gabès lui-même, afl*aissé à une époque récente, comme l'ancien lac Triton.

GÉOGRAPHIE PHYSIQUE. al

été nécessairement si bienfaisant qu'on veut bien le dire pour la végétation du pays de Gafsa. La côte tunisienne, de Sfax à Zarzis, borde une mer intérieure, le golfe de Gabès, peut-être Tancien lac Triton : or c'est à peine si les pentes qui descendent de la Sebkra en-Nouall à la mer sont recouvertes au printemps de pâturages plus abondants que les steppes de rarrière-pays gafsien^ ; les pluies ne sont pas beaucoup plus abondantes à Sfax qu'à Gafsa, elles sont sensiblement moins abondantes à Gabès; la côte est aride, sans arbres; les palmiers de Gabès enfin, malgré l'important débit des sources de Toued Helab, sont beaucoup moins beaux que les datiers séculaires du Djerid, moins beaux même que ceux de Gafsa; leurs fruits sont de qualité inférieure.

D'ailleurs il ne faudrait pas exagérer la vigueur de la végétation plus abondante qui a pu couvrir le sud de la Tunisie à certaines époques, ni se tromper sur sa nature. Le chêne liège et le chêne zéen qui croissent facilement sur les grès du nord de la Régence dépériraient sur les sols calcaires des massifs du centre et de la région gafsienne. Il n'y a guère que les espèces signalées plus haut qui soient susceptibles de vivre dans le pays: palmiers, pins d'Alep, genévriers de Phénicie, gomniiere, betoums, oliviers et arbres fruitiers : sauf le palmier qui vit en terrains irrigués, ce sont des arbustes de taillis plutôt que des arbres ; ils ne peuvent guère dépasser ï à 6 mètres, ni subsister ailleurs que dans les plaines, les hautes vallées et les terrasses montagneuses où le sol conserve quelques gouttes d'humidité, et le nom de culture de terre sèche que l'on donne à l'olivier doit s'entendre sous cette réserve. Sur les crêtes calcaires trop perméables pour conserver longtemps de l'eau près de la surface, la broussaille seule peut résister. Quant aux tamarins des dépressions salines, il ne faut pas exagérer leur importance : les noms de marécages et de lagunes que nous avons pu donner à certains cantons moins secs ont un sens tout à fait re-

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