SaLLL'STE, y^^r.^ LWXIX
Leurs vêtements, très primitifs encore, étaient faits des peaux et du poil de leurs bestiaux : la peau de bique était le costume des femmes libyennes K Certaines de ces tribus avaient des villages ou des campements relativement fixes dans la région tourmentée et presque ioaccessible du dj. Oum el-Alleg-, et du dj. Biadha, où Hétellus put trouver, semble* t -il, quelques ressources pendant son expédition contre Thala, et où s'élèveot encore les Ksour sauvages de Sened, Sakhet, Hecb, El-Ayalcha. Le blé manquait dans la région, et Métellus et Marins durent en faire de grandes provisions pour nourrir leurs armées 2. Ces populations privées même du chameau ^, qui facilite aujourd'hui leurs déplacements et leur ravitaillement, réduites à se servir, dans leurs migrations, du bœuf et du cheval, devaient être extrêmement misérables : leur existence devait être bien précaire *.
A l'époque où les Romains y arrivèrent, il n'y avait guère de riches dans le pays que les habitants de l'oasis de Capsa dont nous signalons plus loin le grand rôle politique. Dès l'aurore ils sortaient en foule de la ville et se répandaient aux alentours, sans doute dans leurs jardins, si admirables que Marins dut empêcher ses soldats émerveillés « de piller » pendant leur marche de la montagne vers les murs de Capsa ^.
« Il y avait à l'intérieur de la ville une fontaine d'eau vive » et les Capsitani « se servaient aussi de l'eau de pluie » ^ en se conformant sans doute à des règlements d'eau indispensables en ce pays. Quand ils furent maîtres de la cité, les soldats de Marins firent un butin inaccoutumé; et peut-être, pour avoir
1. TissoT, op. cit., 1, p. 339. Hérodote, IV, clxxxix. Diodoke de Sicile, III, ALIX, a. SiLius Italicus, III, vcrs 267.