‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 48 sur 133 · De la Blanchère, op. cit.y p · texte numérisé non relu

De la Blanchère, op. cit.y p

'2. Gauckleh, op. cif.j 1, p. 122.

y. Supra.p. 30-31.

4, Gauckler, op. cit., I, p. 157. — M. Drappier a calculé le débit des puits pai journées de K) heures, à raison de 3 guerbas fonctionnant à chaque puits (tkiuckler, I, p. 157).

Profondeur

Nombre de g^uerbaa

Débit

Débit

(lu puits.

par heure.

par heure.

par 10 heures.

un

Zk Supra, p. 22 et sq.

cultures d'irrigation ne devaient pas couvrir de grandes étendues dans le bled. Les terrains où des (races certaines d'irrigation ont été relevées sont peu nombreux et de superficie restreinte : à Ras el-Aloun, des canaux creusés dans le roc pour alimenter les rives de Toued sont encore visibles, et des seguias en pierre ont été construites sur le même emplacement par les indigènes^. D'autres travaux d'irrigation très peu importants ont été reconnus près de l'Aïn Oum el-Ksob et de l'Aïn Moularès^, et peut-être près de l'Aïn Semsi, dans le Djebel el- Ayalcha^. Sans doute d'autres canalisations très simples devaient exister auprès des centres les plus importants, et irriguer les quelques cultures de céréales et de légumes, les jardins indispensables à la population^, dans un pays où les communications avaient dû rester trop lentes pour le transport des primeurs, malgré les voies romaines.

Mais la plus grande partie de l'eau soigneusement et péniblement emmagasinée devait servir à l'alimentation des bestiaux et des hommes, aux usages domestiques, et, dans les années particulièrement chaudes, à l'arrosage des jeunes plantations d'arbres fruitiers trop éprouvés par le manque d'humidité.

Ce sont bien en effet des cultures d'arbres fruitiers, des cultures de terre sèche qui couvrirent les plaines du sud de la Tunisie sous la domination romaine, et la forêt légendaire d'Afrique fut une forêt d'oliviers ^. Les céréales ne pouvaient en effet produire des bénéfices suffisants sans être irrigués, dans ces pays où elles ne donnent en pleine terre qu'une bonne récolte sur quatre ou cinq^; l'eau manquait, comme aujourd'hui^, pour les étendre sur de grandes surfaces, et le sol ne pouvait davantage porter de véritables forêts : la faible capa-

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