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ses résidences \ et peut-être une partie de la population nomade aura-t-elle avantage à se fixer, comme à l'époque romaine, dans les centres et les exploitations agricoles -.
Le village arabe de Guemouda, situé sur la piste de Kairouan, à 110 kilomètres de Gafsa, dans une région analogue au pays de Maknassy, se trouve au centre de terrains domaniaux d'une étendue de 90.000 hectares; les indigènes s'y livrent principalement à l'élevage, mais des oliviers très vieux, remontant à une époque reculée, sont disséminés dans le bled qui paraît propice à leur culture, et 3.000 hectares sont labourés et irrigués, grâce à un barrage construit sur l'oued Fekka par la direction de l'agriculture de la Régence, qui a fait en outre dlmporlantes plantations de cactus ; pendant la récolte des fruits il y a sur l'henchir plus de 8.000 chameaux. Le village créé à Sidi Bou Zid, nouveau chef-lieu du territoire de Guemouda, est le centre d'un marché important et parait appelé à se développer ^.
L'exploitation de Maknassy, avec ses constructions très modestes, ses citernes et ses puits peu coûteux, ses gourbis de mgharcîs, ses quelques hectares de jardins soigneusement cultivés pour la nourriture des habitants, nous donne le type modèle de ces établissements ruraux nouveaux et de ces marchés qui se multiplieront sans doute dans les terrains domaniaux de Maknassy et dans les bleds gafsiens. Fournissant aux coiuiis européens et aux indigènes des bénéfices appréciables,