CoLLir.NON, ap, cit., p
2. CoLLiGNOX, op. cit. y p. 313-31G. L'indice nasal ost le rapport en Ire !a largeur du nez, prise d'une aile à Tautre, et sa hauteur. Les indices au-dessus de 70 sont ceux des leptorhiniens, de 70 à 80 ceux des mésorhiniens, au-dessus de â(} des platyrhiniens.
3. Médina, Flore et faune de V Afrique du Nord à Pépoque quaternaire; R^ tun., 1894, p. 1649.
4. CoLLiGxoN et Demker, db QuATHEFAfiES, Rabourdin» IIamy. tT, la Dibliographie.
L4 GAFSA ANCIENNE. tl
la souche chamitique. Le général Faidherbe, Barth, cités par lui, Tîssot, s'accordent à reconnaître des analogies ou une antique parenté, même linguistique, entre les Berbères et les Égyptiens : en effet les tribus autochtones du Nil qui semblent avoir été refoulées en haute Egypte et dans le désert par des tribus asiatiques, travaillaient le silex, avant leur exode, dans des atûliera semblables à ceux de Gafsa et témoignant, comme ceux du Sahara, d'une évolution parallèle de civilisation*.
Il peut donc sembler permis de rattacher les Djcridis de Nefta, de Tozeur, de Gafsa et de Kroumirie à la race primitive, probablement originaire d'Ethiopie, que M. Sergi désigne tantôt sous le nom de Species Eurafricana, tantôt sous celui de race méditerranéenne, et qui couvrait A l'époque préhistorique, les parties habitables de l'Afrique, du Nil à l'Atlantique et du Niger à la Méditerranée tunisienne, — peut-être même la Sicile, Pantellaria, les lies de la Méditerranée occidentale, Gibraltar, les Canaries, l'Espagne, la France, la Grande-Bretagne, la Suisse, la Russie méridionale et la Grèce pélasgique%
(Cependant les rapports entre les populations du sud de la Tunisie et celles du Soudan, — de l'Europe méridionale — et principalement celles de l'Egypte semblent avoir cessé très tôt; les instruments de bronze, de cuivre et de fer parurent en
1, CrkLi.UtNON, op. cit., p. 314 :
Itfid., p. 200 (Instructions de Faidliorlx* à la S. Anthr.);
Ibid., i>. lîM) (Barth, I, p. 132-!) ;
Ti^m*Tt tip. cil. y p. 425-6, 392;
Mi?;rKi[0, Ifist. des Anciens peuples de l'Orient, I, p. .V2-53;
TuNKSiT Chantre, Bidl. Géof/t\ com. (r. hist. et se, 1898, p. îl ;
S, Reixach, La Préhistoire en Egypte, Anthr., 1897, p. 327-13;
RiiiOUROiN, Les âges de la pierre au Sahara, Bull. S. Anthr. Paris, 1881, p. IliWiL
lUwv, VJ{. A. Liscr. et Belles- Lettres, 3 février Mm.
t^ SKHitr» Bwe méditerranéenne, Anthr., \H%, p. 3.V>.
lÎLitTïroLux, Anthrop. de la l^unisie, j). 8.
lu., La race du Néander thaï dans VA fnque du Xord, IL Tun., 18ÎK), p. 21-26.
Vay>;siè, Les mont^ primitifs de Pantellaria, IL tun., 18ÎM, p. 10,3-16.
ïlKni'st» loc. cit. et passim. Patrom, Les civilisations primitives de la Sicile or kntak, Anthr., 18117, 12î»-18. 296-317.
LA POPULVTION. 155
eiiet d*assez bonne heure en Egypte : « La plupart des armes en bois et en pierre furent remplacées, longtemps avant l'histoire, par des armes en métal, poignards, sabres, haches, qui gardèrent la forme des vieux instruments auxquels elles succédaient M ; ceux-ci ne furent plus employés que dans les cérémonies solennelles ^ Au contraire. Ton ne trouve aucune trace d'industrie métallurgique dans les stations préhistoriques gafsienne3 les plus récentes : tout commerce avec TÉgypte devait donc avoir cessé.
Les relations ne durent reprendre que bien plus tard, après la conquête de la Tunisie par des races étrangères qui y introduisirent des armes et objets de bronze et de fer, et qui achevèrent de peupler Gafsa et les oasis voisines'.
La plus importante de ces races envahissantes paraît être la race d*Ellez, très répandue dans le bassin moyen de la Medjerda. Elle est petite (1°,62 à i^jGi), mais bien prise et bien musclée, nettement dolichocéphale (indice céphalique, 74), mais à peine mésorhinienne (indice nasal, 70,5). Le crâne est étroit, les pommettes ne sont pas saillantes, la face n'est pas osseuse, mais dysharmonique ; le teint est pâle, la chevelure noire ou très brune, la barbe bien fournie ^.
Cette race nouvelle est probablement d'origine européenne, et se rapproche du type préhistorique de Sordes, de Cro-Magnon et de Gibraltar^; elle est voisine du type corse et italien^. Tissot et M. Duponchel l'assimilent aux Ibères dont les descendants, plus ou moins métissés, se sont perpétués sur tout le littoral etiropéen; ils appuient leur hypothèse sur la toponymie comparée de l'Afrique du Nord et de TEurope mé-