‹ La Capsa ancienne: la Gafsa moderneChapitre 96 sur 133 · ViviE.N DE S.\int-Martin, op. cit., Suppl · texte numérisé non relu

ViviE.N DE S.\int-Martin, op. cit., Suppl

sont ceux publiés daus « la Tunisie » de 1900 : 5.000 habitants à Ge^rsa, 150 à S' Hansour, 550 à Ël-Ksar, ce qui porte à 6.000 ou 6.500 habitants Tagglomération de Gafsa, en y ajoutant le village de Lalla. La population, depuis une dizaine d années, depuis Vapparition du chemin de fer, se serait donc accrue de 1.000 [>u 1.500 habitants, indiquant une progression très ap[)roximative de 2,5 % parant

^ U'aprcs la même statistique El-Guettar comptait 1.800 àuics en 1900, Bou Amrane 356. La population d'El-Ayaïcha, d'El Hatfey, de Sakket, de Sened, n'est pas exactement connue, sans doute à cause de la vie mi-nomade, mi-sédentaire de leurs liabitcinls. Mais la statistique militaire de 1890 fixait à 361 le nombre des maisons du DjCbel, et à 3.146 habitants il. 259 tionimcB, 1.04.9 femmes, 835 enfants) la population des bleds ol des montagnes de Test jusqu'à la Sebkha en-Nouaïl. On peut compter pour 350 ou 400 les gens de Maknassy qui étaient déjà 243 en 19U2 2.

La population sédentaire et demi-nomade du pays gafsien serait donc de 11.500 âmes environ, dont 400 Israélites et 200 français; de plus de 12.000 ou 13.000 en tenant compte de la progression normale de la population.

D'ailleurs la statistique militaire de 1890 fixait à 4.045 le nombre des Oulad Maameur (1.696 hommes, 1.321 femmes, 1.028 enfants) à 2.437 celui des Oulad Selema (822 hommes, 635 femmes, 980 enfants) à 3,759 celui des Oulad Aziz (1.958 hoinniès, 1 ,239 femmes, 529 enfants) ; celui des Oulad Rhadouane ou Embarek était de 1.835 (709 hommes, 852 femmes, 41V enfaois) auxquels il convient d'ajouter 1.500 Oulad Sidi Abid de la région d'Aïn Moularès ^ Cette population a augmenté considérablement depuis cette époque. Enfin un

L ha Tunisie, lîXH), p. 423-4-25. Chiffres reproduits par 17/ir/iV(i/ei^r tanisien^ i\m, p. llMV-107.

2. Lt} fi'ftlre de Maknassy f Bull. dir. agr. cl rom. 1902, p. 3rK>357. ;L Htippnti tiu Président, 1905, p. 1*25.

4. Sfitihfit^ties mililaires du youvernemenl de Gabès, 1890, p. 3U.

élément sédentaire nouveau et sans cesse croissant a rHé établi en 1896 par la Compagnie du chemin de fer et des phospbî;ttes de Gafsa* qui employait au 31 décembre 1906 : dans les gisements deHetlaoui et du Seldja, 2.500 employés et ouvriei*s dfmt 1.100 indigènes ou nègres de la région, de Tripoli, du Maroc, du Soudan; pour les chantiers de la ligne du Kcdeyeir, 380 ouvriers, et, au 31 décembre 1905, sur la ligne du chemin de fer, 672 agents (278 indigènes) dont la moitié était vraisemblablement fixée sur le territoire de Gafsa.

M. le médecin principal Halinas évalue, d^apri's les renseignements fournis par la direction des Finances, la population du Caïdat de Gafsa en 1905 à il. 780 habitantî^ ^ et celle du caldat des Hammama ii &0.265 habitants ^ vivant itlternativcment sur les territoires étudiés par nous, et, plus au nord, dans le pays de Guemouda. Cette population, trèsinégiilement répartie sur un territoire de 12.000 ou 12.500 kilomètres, est de 500 habitants au kilomètre carré dans l'oasis de Gafsa, de 6 à peine dans les parcours nomades, de 7 dans rcnseuiblc du pays.

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