À Joseph, Valladolid, 16 janvier 1809, ne
en Toscane, Menou recevait des conseils analogues !.
Bien plus : il y avait dans les lettres que Napoléon écrivait dans celte période de quoi justifier l’établissement de la police barcelonaise et même l'emploi d'un Casanova par Duhesme. L'Empereur écrivait en effet à son frère le 21 février 1809 : « Déjà on assassine danis les rues de Madrid. Si l’on avait établi à Madrid un commissaire de police à la manière francaise, cela n’arriverait point... En fait de police, employezles individus quels qu'ils soient, lorsqu'ils vous sont utiles ?... » En donnant le 25 juin 1809 des instructions détailléesau général Andréossy, gouverneur de Vienne, l'Empereur prescrivait enfin des mesures analogues à celles que la police barcelonaise avait fréquemment mises en action, visites domiciliaires, arrestation des étrangers etgens sans aveu, recherche et saisie des dépôts de blé, primes aux dénonciateurs, etc. *.
A la fin de novembre 1809, l'Empereur écrivait à Bessières une lettre où il indiquait en termes frappants quelles étaient les qualités qu'il appréciait chez un général chargé d’un commandement à la fois militaire et politique : « Ayez de la fermeté, du caractère et de la volonté... Passez pardessus tous les obstacles, je ne désapprouverai de votre part que ce qui serait pusillanimité et irrésolution ; tout ce qui sera vigueur, caractère, politique, je l’approuverai » *. Duhesme avait certainement eu de la fermeté, de la volonté, de la vigueur et du « caractère », au moins au sens où l’entendait Napoléon; il n'avait même point manqué d’un certain tact politique. Aussi était-il bien convaincu que l'Empereur appréciait hautement ses services. Dans un travail rédigé à la fin de 1808 par le chef d’état-