À Berthier, Valladolid, 41 janvier 4809, ne
3. À Lefebvre, Schænbrunn, 30 juillet 4809, no 492. 4. À Joseph, Saint-Cloud, 8 et 9 septembre 1808, nos 349-350,
Il y a beaucoup d'argent en Espagne; ils en trouvaient bien pour leur révolte »°!
Napoléon pensait qu'on ne pouvait soumettre l'Espagne que par la terreur : « Le peuple d'Espagne est vil et lâche, à peu près comme j’ai connu les Arabes... Ce sont des otages et du désarmement qu'il faut... Un système funeste d’indulgence à perdu l'Espagne » *. L'Empereur écrivait encore à Joseph le 10 janvier 1809 : « Avec les Espagnols, il faut être sévère, J'ai fait arrêter ici quinze des plus méchants, et je les fais fusiller. Faites-en arrêter une trentaine à Madrid... Quand on la traite avec douceur, cette canaille se croit invulnérable; quand on en pend quelquesuns, elle commence à se dégoûter du jeu, et devient soumise et humble comme elle doit être »*. Le surlendemain, Napoléon revenait sur ce thème : « Il faut faire pendre une vingtaine de mauvais sujets. Demain j'en fais pendre ici sept, connus pour avoir commis tous les excès et dont la présence affligeait tous les honnêtes gens, qui les ont secrètement dénoncés... Je’n’ai eu de tranquillité en France qu’en faisant arrêter deux cents boute-feux, assassins de septembre et bandits que j’ai envoyés aux colonies. Depuis ce temps, l’esprit de la capitale a changé comme par un coup de sifflet » *. Comme Duhesme et même plus que lui, Napoléon ne voulait pas d’égards pour la canaille. «Les honnêtes gens ont besoin d’être encouragés, et ils ne peuvent l’être qu'en maintenant la canaille.. Je crois nécessaire que, surtout dans les premiers moments, votre gouvernement montre un peu de vigueur contre la canaille. La canaille n'aime et n’estime que ceux qu'elle craint, et la crainte de la canaille peut seule vous faire aimer et
estimer de toute la nation » *. À la suite d’une révolte