MATE
Recelles.
À la fin du mois d'avril, la contribution des maisons n'étant pas encore en activité, le commissaireordonnateur Rey proposa, pour Suppléer aux contributions personnelles, un emprunt de 60.000 piastres sur les plus riches négociants. Le général Duhesme en rendit le décret; le recouvrement de cet emprunt s'est fait à la Trésorerie; mais on n'ajamais pu retirer au delà de 45.000 piastres.
On en à donné à chaque prêteur une obligation signée du trésorier, de l'intendant et du général commandant la ‘province,
On à fait ressource sur plusieurs objets inutiles dans les magasins des rentes unies à la disposition de l’intendant, comme bronzes, soufres et papiers, pour payer les fournisseurs. La dernière partie de papiers a été vendue, après une enchère mise sur les papiers publics, moyennant 55.000 piécettes. |
Lorsqu'on eut connaissance du décretdeS.M.C. quisupprimaitles couvents, On commença par faire faire
l'inventaire de leur argenterie par un
notaire de l’intendance ; on étendit cette mesure à celle des autreséglises.
Par décret du mois de décembre, le général commandant la province ordonna qu’une certaine quantité d’églises fussent fermées et que leur argenterie füt versée à la Trésorerie espagnole. À
Celle des couvents conservés eut aussi la même destination, à l’exception-des vases sacrés nécessaires au culte : cette opération fut faite par procès-verbal du substitut général de police, d'un des premiers officiers de l'intendance, du notaire qui avait fait l'inventaire et des religieux du couvent.
Le commissaire général de police, au mois de janvier dernier, fit une prise de 3 à 4 mille onces d’argenterie provenant de l’argenterie d’une paroisse, qui avait été cachée et non déclarée au notaire chargé des inventaires : on espérait encore en trouve: d'avantage par la suite.
Dépenses.
Mis à la disposition de la junte pour faire aller ce service et versé en majeure partie dans la caisse du receveur de la junte qui l'a portée dans le temps en recette et dépense.
Cette dernière somme a été versée à là Trésorerie et employée en achats de blé pour la réserve et de vin pour les hôpitaux.
Cette argenterié à produit à peu près 13 à 14 mille onces d’argent qui ont été divisées en sept lots; à mesure des besoins, on les portait successivement à la Monnaie.
Cette somme était particulièrement destinée en achats de blé.
Il n’y en avait encore, lors du départ du général Duhesme, que trois lots portés à la Monnaie.
Le général Duhesme ordonna qu'elle serait portée à la Monnaie etle montant versé à la Trésorerie, pour être employée comme ci-dessus.
Recettes.
Il restait encore toute l’argenterie de la cathédrale et des paroisses, sur laquelle le clergé avait livré, dans l'année 1808, 100.000 piécettes.
Le général, pour plusieurs raisons politiques, comptait ne toucher à cette argenterie qu'à la dernière
Dépenses.
Cette somme de 100.000 piécettes fut perçue en 1808 par le receveur de la junte et employée alors par elle en achats de blé et autres objets majeurs.
nécessité.
On voit par ce tableau que les revenus fixes n’allaient guère, pour les impositions directes et indirectes, qu'à 220.000 piécettes par mois: ce qui était loin de suffire à un service qui avait été estimé 400.000 piécettes par mois, et pour lequel le général en chef Saint-Cyr avait imposé une contribution de 500.000 piécettes ; mais toute la puissance du monde n'aurait pu retirer cette somme. Au contraire, plus de rigueur aurait augmenté les émigrations et accru les diminutions des recettes.
Quant aux ressources extraordinaires, on en a tiré un bon parti ; car, outre les secours qu’elles ont portés à la Caisse de la junte après avoir rempli le service espagnol, on à fait l'achat de plus de 3.000 quintaux de blé à 44 et 46 piécettes le quintal.
Cet achat et les réquisitions tirées de la campagne nous ont rendu moins sensible la perte du convoi devant Rosas et donné le moyen d'attendre la moisson.
Ainsi qu'il en est fait mention, le commissaire général de police avait une recette particulière sur les jeux et les passeports qu’il employait aux dépenses de sa partie. Le corps des régidors pourvoyait aussi aux dépenses municipales par une caisse particulière dont il est aussi parlé dans ce résumé.
Ce tableau est pour répondre à ces Thersites d’armée qui, toujours la calomnie sur les lèvres, se demandent sans cesse ce que l’on a fait de toutes les contributions, ne cherchent qu’à abreuver les chefs de dégoût et d’humilfants soupçons.
Si l’on avait besoin de plus d’éciaircissements et de détails, il faudrait s'adresser à M. l’ordonnateur Rey, qui a administré à Barcelone de la part du général en chef Saint-Cyr et conformément à ses instructions, depuis le mois de juillet 1809 jusqu’au mois de juin suivant, puis au commissaire des guerres principal Augier, à qui l’ordonnateur, en partant, avait laissé des instructions et ses pouvoirs et sans lesquels aucune opération administrative n'a été faite.
On observe au surplus que, par la constitution des choses,
tous les marchés étaient faits à l'enchère, ét la junte instituée à ceteffet ; et c’est dans les caisses publiques qu’il faudra chercher les comptes détaillés de toutes les recettes et dépenses.
[Archives de la Guerre] z Le général de division,
G. DUuHEsME.