À Murat, Paris, 8 mars 1808, Corr. Nap., n
4. Duhesme à Clarke, Barcelone, 4e mars 1808, Arch. nat., AFrv 4605. À Mollien, Paris, 18 et 20 février 1808, Corr. Nap, ns 13576 et 13585: au même, Paris, 10 mars 4808, Dern. lettres de Napoléon le, éd. de Brotonne, n° 656; Résumé historique des opérations.
5. À Cretet, Paris, 11 mars 1808, Corr. Nap., n° 13638: Berthier à Duhesme, Paris, 16 mars 1808, Arch. G. Cf. Duhesme à Ezpeleta, lettre publiée dans le Diario de Barcelona du 24 mars 1808.
Conan. 4
suffire à assurer, médiocrement etau jour le jour, la nourriture des troupes françaises”.
C'était une nouvelle amertume pour les Barcelonais de voir l’argent des caisses publiques employé à nourrir les « intrus ? ». Le peuple restait inquiet, nerveux et irrité ; cependant, vers la fin de février, les mesures disciplinaires de Duhesme et les efforts du comte d'Ezpeleta avaient ramené un semblant de tranquillité”, quand de nouveaux empiétements des Français vinrent encore blesser la fierté catalane.
Le 16 février, le général Darmagnac, qui commandait les troupes françaises en Navarre, avait occupé, grâce à un stratagème, la citadelle de Pampelune. Cet événement avait ému le prince de la Paix, qui avait aussitôt recommandé au comte d’'Ezpeleta de ne pas laisser les Français occuper les forts de Barcelone ; mais en même temps il Tui avait prescrit de maintenir la bonne harmonie entre les Français et ses administrés‘. Ces deux recommandations contradictoires durent fortement troubler le capitainegénéral. Depuis leur arrivée, les Français tenaient à la porte de la Citadelle un corps de garde composé d’une compagnie de grenadiers, tandis que la garde espagnole était de vingt hommes seulement*. Il était difficile de rien
1. Résumé historique des opérations. La situation était la même dans toutes les provinces occupées, où on avait grand’peine à nourrir les troupes. Rapport d’Azanza, ministre des Finances d’Espagne, à Murat, Madrid, 49 mai 1808, Arch. nat., AF1v 4608.