‹ La captivité de BarceloneChapitre 50 sur 181 · À Berthier, Bayonne, 16 juin 1808, Corr. Nap., n · texte numérisé non relu

À Berthier, Bayonne, 16 juin 1808, Corr. Nap., n

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de l'attribution des pouvoirs supérieurs en Catalogne n’était tranchée que de façon implicite, à un point de vue tout pratique et tout provisoire : « L’intention de Sa Majesté est que vous commenciez par désarmer toute la ville de Barcelone, de manière à n’y pas laisser uñ seul fusil ; vous les ferez porter tous dans le château. Vous approvisionnerez de vivres le château et le Monjuich en faisant convertir en farine et biscuit les six cents’ quintaux qui vous ont été envoyés : vous approvisionnerez également ces forts en vivres et en tout ce qui est nécessaire en prenant chez les habitants : il faut les mener très militairement, la guerre justifie tout. Au moindre événement, il faut prendre des otages et les envoyer dans le fort*. » C'était évidemment très clair au point de vue pratique ; mais cela ne résolvait nullement, au point de vue théorique, la question qui se posait à Barcelone. Au nom de qui, par l'intermédiaire de quels agents, en vertu de quels pouvoirs Duhesme se ferait-il obéir? L'Empereur ne le décidait ‘point, et probablement cela ne l’intéressait guère : car toutes les instructions postérieures, données soit à Duhesme, soit à Reille, soit à Gouvion-Saint-Cyr*, restèrent également muettes sur la matière. L'Empereur revenait seulement de temps à autre sur la nécessité de bien garder Barcelone et de prendre des otages. Pendant longtemps, il ne prescrivitmême point une seule mesure propre

1. C'est le chiffre donné par la lettre de Berthier, comme par l'ordre de l'Empereur ci-dessus cité. Duhesme, dans son Résumé historique des opérations (Arch. G., première quinzaine de mars 4809), Laffaille (Mémoires sur la campagne du corps d'armée des Pyrénées-Orientales, p. 133), donnent le chiffre de 6000 quintaux, quiest beaucoup plus vraisemblable : 600 quintaux auraient représenté tout au plus quatre jours de vivres.

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