‹ La captivité de Napoléon III en AllemagneChapitre 29 sur 30 · v,., nr dations sur · texte numérisé non relu

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de partis a 1 égard de Napoléon. Déjà, en 1869, Napoléon III.

lorsque je me trouvais en France, j'en avais remarqué la vivacité dans les familles légitimistes, et cela surtout me semblait incompréhensible. Dès cette époque, ce parti n'admettait pas mon observation, à savoir que

Napoléon les avait, après tout, lui et les classes dirigeantes, libérés de l'hydre de la démocratie et de l'anarchie qui menaçait tout.

Certes, on ne saurait nier que Napoléon ait commis de lourdes fautes. Mais un souverain français doit tenir compte de facteurs tout autres que n'importe quel monarque en Europe. De nombreux partis et politiciens y mènent l'attaque contre le gouvernement beaucoup plus que dans d'autres pays, par tous les moyens, et de la façon la plus implacable. Ils se soucient peu de savoir si leurs moyens sont conformes à la religion et à la morale, ni si la patrie est conduite à sa perte par leurs agissements. L'égoïsme est le plus souvent leur seul mobile.

C'est précisément pour cela que j'avais été étonné et même choqué, en 1869, de l'attitude intransigeante que le parti légitimiste observait à l'égard de la dynastie régnante. Un chef de gouvernement français, qu'il soit empereur, roi, dictateur ou président, n'est plus le seul maître, depuis que les idées de la révolution de 1789 ont pénétré dans l'âme du peuple. Il est dominé dans ses décisions par une nation vaniteuse, éprise de gloire. Il lui est impossible de faire droit à toutes les exigences, et il

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est placé, toujours, en face de problèmes difficiles, souvent insolubles.

Quels qu'aient été les défauts de Napoléon, j'ai acquis la ferme conviction qu'il avait un grand idéal : le bien de la France. Toute sa vie, il a tendu vers ce but, et pour lui, la consolidation de sa dynastie y était indissolublement liée.

Il n'est pas douteux cependant, que, cette dernière lui fit sacrifier fréquemment ses convictions et qu'il fut entraîné dans un courant qu'il aurait bien voulu remonter. Il est indéniable que, dans les vingt premières années de son règne, la situation de la France fut telle que, seul, un souverain voulant sérieusement le bien de son pays, avait pu la créer.

Un haut fonctionnaire de ce pays me dit, après la chute de l'Empereur, que celui-ci avait enfin la récompense que ses actes méritaient. Je lui répondis que cela pouvait être juste, mais que j'étais curieux de voir qui serait à même, dans les vingt ou trente années suivantes, de gouverner ce pays de façon durable et avec succès.

On sait quel fut le commencement du nouveau régime. Au printemps de 1873, au bout de deux ans à peine, Thiers avait déjà cessé de

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pouvoir continuer son système de balancier.

Jules Favre et Gambetta s'étaient retirés, et l'on ne pouvait pas ne pas songer aux paroles que Napoléon avait prononcées, un jour, devant le juge d'instruction, après l'affaire de Boulogne :

« Il n'y a rien de perpétuel en France...! »

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