TOURS MAISON ALFRED MAME ET FILS
AVXNT-PROPOS
$OtoUllf$Jtà)3£j/G(ir*wmJffo mvrt, nous publions* la traduction d'un' nouvel épisode des voyages de Kart May. Muni d'un passeport de la Sublime Porte et marchant à l'ombre </« Padisebah, notre explorateur a parcouru déjà une grande partie des contrées tributaires de la puissance ottomane. Il a traversé tes dangereux chotts de la Tunisie; i! a vu les bords de la mer Rouge, du Kil f de PEuphrate et du Tigre; il s'est arrêté chez un curieux petit peuple, tes Yésidi» qui lui ont fourni une étude des plus intéressantes ; il nous a raconté les misères et les vexations du fonctionnarisme turc. Dans ce volume, nous suivrons le voyageur chez les Kurdes et, à travers les monts Zagros, jusqu'aux frontières persanes ; nous verrons défiler, sous les murs de Bagdad, la sombre caravane qui va célébrer la mort d'Husseïn par de si lugubres cérémonies. Cette caravane, composée de musulmans fanatisés, la plupart faméliques, et portant avec eux les cadavres de leurs proches, afin de les enterrer dans la terre sacrée de Kerbela, répand sur son passage les germes de la peste*
Le voyageur, que cette terrible maladie n'épargne pas, trouve, pour peindre de pareilles scènes, des couleurs d'un réalisme saisissant. Certains de ses tableaux ne sauraient plus s'oublier dès qu'ils ont passé sous les yeux du lecteur.
i A VA NT* PROPOS
Dans ce nouvel épisode, le fidèle Halef, ce naïf enfant du désert, dont le dévouement persiste au milieu de toutes les épreuves, reste toujours aux côtés de son maître. Deux chefs de tribu , le vieux Mohammed et son fils, ce dernier arraché aux prisons turques par M. May, font avec lui une partie du chemin, ainsi que le bon master David Lindsay, un Anglais riche, original et entreprenant* Notre voyageur rencontre encore d'autres compagnons ; des Persans au caractère sympathique, « vrais Français d'Orient, » comme s'exprime Fauteur* L* tragique histoire de ces derniers venus se mêle aux horreurs du pèlerinage de Kcrbela. En voilà assex , ce nous semble, pour exciter l'intérêt,
Ces épisodes peuvent être signalés comme les plus frappants, les plus dramatiques parmi ceux que M. May raconte avec autant de verve que de talent.
J. de R.
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