UN COMMIS -VOYAGEUR DE LA LIBERTE
Voilà où conduisent les passions et les pommes de terre I deux sortes d'herbes qui embarrassent beaucoup oos catons économiques, m- i* * m i i htt> i i t-.ii D.Juan. — LoiinfemON,
Midi trois quarts sonnaient a 1 horloge de 1 llotel-de- ville.
— « Allons, se dit le Commis-Voyageur, à l'âme noble et aux sentimens généreux, — toutes choses fort inutiles pour le commerce des vins ou des soieries, — allons faire la place pour le compte de la liberté! L'échantillon est rare; il n'en est que plus précieux. Le chaland est timide • mais il finira par se laisser séduire. Il est vrai, pensa-t-il, que la contrebande deviendra nécessaire, et que le douanier, animal naturellement féroce, rendra la violence indispensable... » Eh bien , on mettra le douanier à la raison — ou à la retraite — et tout sera dit.
« Eu avant! »
Il se défit de tous ses matériaux de séduction vulgaire au profit de la nouvelle maîtresse qu1 il venait de choisir, puis s'embarqua pour les États- Unis avec l'expédition Lafayette.
Dire tous les pays que parcourut notre Commis- Voyageur, partout offrant son échantillon , que partout il appuyait de sa parole co u de son geste persuasif, suivant les circonstances ou les localités, ce serait chose difficile et tant soit peu monotone. Mais un état ci qu'il a dressé lui-même de ses profits et pertes, pendant cette période de son existence commerciale, donne la mesure des travaux de cet amant herculéen de la liberté.
nvamquante consciencieux