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PROFITS

Au Siège de Torstown, aux États-Unis.

Profit : Un coup de baïonnette da A la Prise de la Bastille , à Paris.

: Un œil crevé par la pique d'un patriote maladroit. Profit : Un coup de sabre au travers du visage.

A la Bataille de Jemmappes.

: La moustache droite emportée par un boulet. Profit : Un fusil d'honneur.

Guerre de l'Indépendance américaine.

: Un bras. Profit : Une ruade lancée par le cheval du général Bolivar.

hn Espagne : Conspiration en faveur de la Constitution. : 5,ooo francs d'économies. Profit : Trois années de cachot.

En juillet iS3o ; Pour avoir regardé si on prenait le Louvre aussi bien que, jadis , la Bastille. : Le nez abattu d'un coup de pistolet. Profit : Paroles affables de la reine des Français.

A Anvers.

Trois cotes enfoncées par un éclat de bombe, Profit : Licenciement du batailler

nierement, l'infatigable Commis-Voyageur de la liberté, voulant réparer, pour sa part, la pa rendu au comité polonais pour offrir à la cause sa bonne jambe , son œil gauche et son bras droit

Mais on lui a répondu que, dans la crainte que son individu mutilé ne fût confisqué par la Prusse , la cause se contenterait d'un lé-er don pécuniaire. b

Notre moitié de patriote s'empressa de donner à l'instant un écu , enchanté qu'on soit parvenu à faire du patriotisme par souscription Aussi a chaque nouvelle d une insurrection étrangère , il rit de son bon œil, danse sur sa bonne jambe, applaudit de son bras droit , et retire un ecu de son héritage patrimonial. . a n *««■■

D r Alfred Coudreux.

Perte

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Perle :

Demi*

parisien.

iralysie philanthropique de M. Sébastian! , s'est

La CAMCATORE.

Les soins minutieux et la lenteur atfentioucase qu'exige le coloriage de 85o épreuves des deux lithographies de Grandville, faisant suite à notre carnaval politique et moral , nous ont mis dans la nécessité de les ajourner au prochain numéro.

La difficulté d'un pareil travail convaincra nos lecteurs, mieux que tous les raisonnemens , qu'aucun sacrifice ne coûte aux Éditeurs de la CiBiciTitnr pour mériter leurs suffrages. L'extension qu'ils se proposent de donner à l'idée si ingénieuse de ces traveslissemcns les engage, dès à présent, à conseiller à leurs abonnés de conserver précieusement les épreuves de celte collection bizarre, dont le succès atteste un mérite que sa suite augmentera encore. Car c'est ici le cas de rappeler que les lithographies publiées par la Caricature ne se trouvent point dans le commerce , et nul doute que, dans peu de temps, celte nouvelle production de Grandville ne soit recherchée par les amateurs avec autant d'empressement qu'aujourd'hui les premières épreuves des Métamorphoses du jour, du même auteur, extrêmement rares maintenant.

Les deux lithographies jointes à ce numéro feront, nous l'espérons, patiemment attendre le prochain. Une petite liberté de six mois- entraînant après elle plusieurs siècles réunis pour la retenir, est un de ces violons traits de satyre que distille si énergiquement le crayon tout politique de Decamp. — Sous le litre léger d'une Soirée travestie, qui représente un assemblage de costumes choisis dans un de nos salons du grand monde, Devéria a su répandre une savante vérité historique et une vigueur de coloris qui rappellent les tableaux d'un autre âge.

©!PÉiR&*©DîaiI©ll»

DES jambes de caïé et des bf.*s de mobead-sainti.

Cave ne sera point réangngé , dit-on , par la nouvelle direction de l'Opéra-Comique. Un journal effraie son abonné par cette phrase en lettres italiques : On ne le remplacera jamais ! El , pour la première fois , on se demande ce que c'est que Cave.

Sous le rapport vulgaire du chaut et de la diction , on l'ip-nore encore. 11 sera donc suffisamment remplacé tant que son emploi restera vacant. Mais il est une fraction de Cave qui offre un mérite rare qui à elle seule serait digne de la plume d'un historien. Ce sont ses jambes. Là s'est réfugié toute la fougue du talent lyrique, dramatique et champêtre de l'acteur.

Un ami de Cave lui conseillait un jour d'entrer en scène sur la têle. Il espérait beaucoup du jeu plein d'expression de ses tibias intelligens.

Mais, pour n'avoir pas su utiliser ainsi un talent subversif, tant de mérite n'est devenu qu'un fléau scénique.

On ne se figure pas la foule de petits malheurs occasionnés par la pantomime gigotante de Cave. Et, si de grands effets n'ont souvent que de petites causes, atlribuous-lui, pendant que nous y sommes, la ruine du théâtre qui a le bonheur de le posséder.

Qui n'a cru découvrir, en effet, la résolution du mouvement perpétuel dans le balancement poétique de cet acteur, dont les jambes sont en état continuel de crispation, qui jette toujours son corps en avant

pour ramener ingénieusement ses jambes, chacune à leur tour, sur le premier plan, qui danse un couplet, trépigne une arielte et est parvenu à remplacer une roulade par une gambade.

Talons écorebés , corps écrasés, chevilles compromises, souffleur démoralisé, tels sont les résultats de la méthode innovatrice de Cave. Aussi , terreur unanime quand il occupe la scène. Fuite de ceux qu'il poursuit, précautions de ceux qu'il approche, douleur de ceux qu'il endommage, toutes ces impressions particulières doivent singulièrement nuire à l'ensemble de l'exécution et à la satisfaction générale.

Si Cave est si redoutable dans les momens de confiance tranquille ou jl répond par le sourire de la satisfaction intime aux rires moqueurs du parterre, jugez de ce que ce doit être quand lui-même est à son tour agité d'une crainte légitime; quand il se trouve en face de Moreau-Sainti, dont les bras harmonieux ont le même inconvénient que ses jambes sagaces , et qui , si vous n'y prenez garde, ne vous enfonce pas moins son doigt dans l'œil, bien que ce soit le plus moélleusement du inonde , suivant les règles de l'art et avec plus de grâce que quiconque.

Aussi, quand ces deux messieurs sont en scène, il voir les batlemens effrayés de l'un et les embrassemens interminables de l'autre, le compositeur s'informe de ce qu'est devenue sa musique, le souffleur se réfugie dans son arrière-trou , le public se demande où il est , et tout le monde à l'air prodigieusement satisfait.

Le Comte Alex, de lî....

aiÉe&mans aaïjsaaiBicîiiBaîL,

DE LA MNÉMOTHECNIE.

Employant tout pour vous rendre sensible , Je vous nommais et Ninon et Venus ?

J'ai dit cela , ma chère , c'est possible , Mais aujourd'hui , je ne m'en souviens plus. P. nr Kock.

Ah! quelle belle chose que la mémoire! Par son moyen on meuble agréablement son organisation mentale. Elle tient lieu d'esprit, parce qu'elle met à même de prendre souvent celui des autres. Elle empêche de jamais s'ennuyer seul, parce que, en pareil cas, ou pense et l'on se ressouvient. Combien c'est délicieux alors de revenir sur le passé... s'il rappelle de jolies choses!

Et dans le monde donc, oh! c'est dans le monde qu'une bonne mémoire est surtout profitable : la moindre circonstance fournit l'occasion de raconter une historiette en variations , et quand elle amuse on vous sait le même gré que si vous l'aviez inventée.

Discute-t-on sur les affaires du temps? vous répétez en substance

Sa

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