‹ La carrière agricole [microforme]Chapitre 2 sur 5 · H :. INTRODUCTION · texte numérisé non relu

H :. INTRODUCTION

ils ? des modestes toits de chaume de St. Denis, de St. Eutache etde St. Charles. M

Et notre langue dont nous avons balbutié les premiere mots sur es genoux d’une mère, par combien de souvenirs ne doit-elle pas vivre toujours dans les cœurs bien nés. Oublier sa langue, n’est-ce pas oublier les traditions de famille recueillies pendant les longues soirées d’hiver, ces tableaux de bonheur si vrais et si regrettés par ceux qui n’en ont plusiquk le'souvebit, Hélas! comme nation, en nous rappelant le temps qui n’est plus, ne devons-nous pas avoir les même regrets ! Jeune encore le Canada balbutie le français sur les genoux de la mère patrie ; les traditions-glorienses qu’il reeueillit alors survécurent noblement aux jours de malheurs qui‘devaient le frapper, et grâces au culte Me ab et il,a gardé ses ep le Canada après cent ans d’orphelinat, peut encore se lorifier d’être Français par sa langue, ses institutions, et ses lois, : Et si on se demande ou ce culte de notre langue est le plus religieux, il faut laisser la ville pour .aller encore sous les toits de chaume où s’abritent également les traditions de famille et les souvenirs du Français Canadien.

Nos lois avec notre gouvernement, constitutionel, se trouvent également liées à cette cause, én raison de Pinfluence numérique qu'aura toujours notre population rurale ‘sur tous les actes d’une législation too us la.volonté du grand nombre. Cette cause vous l’avez devinée c’est la cause a a Ag our le Canada s’élève aux proportions

une, cause nationale. Dès 1640, Monseigneur Laval de Montmorency, premier évêque du Canaca, fondait à St. Joachim, au pied du Cap Tourmente, une ferme-école où les jeunes gens s’appliquaient aux travaux de laterre. En 1833 un vieillard auquel je suis fier de tenir par les liens du sang relevait cette cause avec toute l’ar- | deur de ses faibles efforts; il créait ure institution dont les résultats ‘EE eussent 616 infaillibles,.ei le gouvernement eût compris l'importance L de cette création, mais après deux années de déboursés considérables la seconde érole d’agticulture fondée en Canada n’exista plus. Par une singulière coincidance 20 ans plus tard il eppartenait au petit file de ce vieillard d’embrasser la même cause à son insu. Ïl sortait du collége pour aller à l’étranger en quête de moyens d'instruction dans sa nouvelle spécialité et après cinq années d'étude et de voyages, re venait au pays avec là nomination peu méritée de secrétaire de la chambre d'Agriculture du Bas-Canada. Je suis heureux de saisir cette première occasion qui m'’est:offerte de remercier publiquement messieurs les membres de la chambre d’agriculture de l’indulgence dont ils ont fait preuve en me confiant la tâche difficile dont ils m'ont honoré, De ce jour je compris que javais contracté envers le pays une dette que tous mes efforts'ne sauraient jamais racheter ; aussi, malgré toutes les rai- s sons personnelles qui devraient me défendre cette lecture, je crois devoir commencer aujourd’hui l’œuvre à laquelle je me suis vouée et qui devra se réaliser nécessairement s’il est vrai que “* vouloir c’est pouvoir.”

Cette œuvre se. résume pour moi dans l’anoblissement de la carrière

ricolé par un enseignement complet, offrant aux fils de Propristairs cel paul: Fa gnnaissances qui doit les rendre aptes à administrer leurs domaines, à créer des exploitations, à former leur agents et à por-

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