‹ La carrière agricole [microforme]Chapitre 3 sur 5 · EURE ESS · texte numérisé non relu

EURE ESS

INTRODUCTION. Il

ter plus tard à la tribune législative ces lumières, cette expérience qui éclairent et fécondent les discussions dans lesquelles s’agitent les intérêts et les destinées d’un pays. Car avec l’état de choses actuel, sans autre moyen d’instruction que l’exemple de leurs voisins, jamais nos jeunes Canadiens n’embrasseront une carrière n’utilisant que l’inteligence des bras,préférablement aux carrières professionelles lucratives et nobles pour qui se'sént quelques talehis'et l’ambition du succès. Dès longtemps on a crié bien haut que l’état arriéré de l’agriculture de notre pays était une honte pournos campagnes. Oui j’en conviendrai avant tout autre, c’est une honte, mais n’en accusez pas nos cultivateurs auxquels vous réfusez tôut moyen d’inst uction. A vous toute la honte; messieurs les Hi oies) et rappelez-vous que si vos prerniers hommies-d'état, sortis dé nos rangs, fussent restés sous le toit paternel, loin d’occuper aujourd'hui:lés plus 'hatités positions sociales, ils’mat: cheratènt lés égaux de ces routiniers de ‘nos campagiés contre les: quels votre patriotisme se révolté avec uné chaleureuse indignation. Ah ! tant que les villes sauront payer ainsi la désertion ‘des éampa: ges, tunt-que la carrière agricole devra lüufter à si peu d’avantape àvec àprofessiôns libérales plus favoriséés, n’espéréz pas hous aveuglér par vos brillantes déclamations sur l'importance de l’agriculture au poitit de vue:de la riéhie sse publique, sur l’indépendänce’et la noblesse dé notre art, accompagnés de quelques mille dollärs votés à notre éncouriigement, Toût cela n’en impose plus. ‘Vous! vous dites les amis lés plus sincères de lu'cause agricole, vous plaignéz amèrément l'état atriéré où elle se trouve. Eh'bièn, vénezau milieu de nous, nous énnéigiet les botines méthodes, où bièn Votez à 'hos fils ‘des Écoles d'Agriculture où ils apprennent à respéc'er leur art et à le'préférer aux ca‘rières professionéllés si brillantes et dont voûs avez'su, pour votre part, si bien profiter. Mäis jusque-là fe nous reprochéz pas notre routitié car chaque éproche sérañent uñe dccusatiôn portée cotitre vous-mêtné. Moins de beaux discours, messieurs les légisia: téurs, et plus d'actes en sa faveur vüilà ce que lagricuiture attend de votré patriotisme. LR à Pardünnez-moi mésdames, ét messieurs, défm'être emporté trop loïn dans ces considérätions préliminaires, j’aborde mon Sujet que vous me permettrez de diviser en déux parties. Dans la prémière je ferai une Histotiqué/des progrès de l’ägricuitate jusqu'À nos' jours. Dans là séconde'#près avoir déthontré l'état actuel de notre D HAE a e traitérai des voies ét moyens de Paméliorer. De maänière qu'après dvoir rnontrée cé qu’est aujourd’hui là carrière agricole à l'Etranger, je puisse appuyer sur ce ‘qu’elle est ét pourrait être en Canada.

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