GRACE ET UNE HONTE POUR LA
VILLE DE MONTREAL, on est rendu à remplir les trous avec de la cendre comme cela se fait d’ailleurs pour les trottoirs, puis, une fois les trous remplis, on a cru faire son devoir.
On a fait l'essai de bien des pavages à Montréal, mais il reste un fait établi, c'est qu'après 20 ans de trafic, la rue St-Jacques est encore la meilleure de nos rues pavées. DOIT-ON COMPRENDRE qu’il y a vingt ans la GRAISSE étair moins chère qu’aujourd’hui et l’asphalte meilleure ?
Non, la même qualité d’asphalte peut s’employer. C’est ce que l’on appelle ROCK ASPHALT, mais les échevins aiment mieux ne pas l’employer, car CELA DURE TROP LONG- TEMPS. Le macadam de nos rues est mal fait, ce qui est la cause de la malpropreté qui a donné à Montréal la réputation dont se plaignent les ci- 5 toyens.
Il est question de faire supporter ; par le propriétaire la moitié du coût du pavage de nos rues. Je n’en suis
pas. Ce serait encore une raison pour les propriétaires d'augmenter leurs loyers.
La longueur des rues de Montréal est d'environ 220 MILLES, et pour arroser ces rues. nous n'avons que 88 ARROSOIRS,—soit un parcours de 5 MILLES par arrosoir. Est-il étonnant qu'après cela la poussière nous aveugle et cause des dommages si considérables au commerce et à la santé publique.
Nous avons terdus pavages
30 MILLES de prépermanents dont | l’arrosage et le nettoyage ” pour 7 MOIS de l’année 4 COUTE PLUS QUE CELA NE COUTE POUR LA MEME PERIO- DIE DANS LA VILLE DE PARIS et
pour 12 mois dans les villes de Boston, Birmingham et Glasgow qui 1 sont l'orgueil de leurs habitants. J',
QU'A FAIT L'ECHEVIN PROULX POUR METTRE FIN A LA MAU- VAISE ADMINISTRATION DU DEPARTEMENT DES CHEMINS ?