‹ La carte postale photographique et les procédés d'amateursChapitre 2 sur 17 · CHOIX DU PAPIER · texte numérisé non relu

CHOIX DU PAPIER

Le choix du papier a une importance considérable. Tous les procédés, il est vrai, n'exigent pas un support de même nature. Tandis quil est très difficile d'obtenir de bons résultats, par exemple, en sensibilisant au platine du papier ordinaire, on réussira parfaitement à produire des épreuves très acceptables si Ton s'adresse aux sels de fer ou de chrome. En général, cependant, il est préférable d'employer des matières de bonne qualité.

On trouve aujourd'hui dans le commerce des papiers fabriqués avec toutes sortes de choses ; ils sont presque toujours inférieurs à ceux qui avaient comme matières premières les chiftbns de toile ou de coton. Le plus souvent, ils jaunissent après peu de temps. On choisira donc comme support les papiers spécialement fabriqués pour la photographie. Il est nécessaire, de plus, de passer un encollage sur le papier pour que l'image reste à la surface. On emploie dans ce but soit la gélatine ou la gélose (k 1 ^/q minimum , soit l'albumine ou l'amidon, ou mieux encore Tarrow-root (à 2 ^o)- Lorsqu'on habite loin d'un grand centre, on peut ne conserver que des papiers encollés et les sensibiliser la veille de Temploi, quand il s'agit de certaines préparations aux sels d'argent.

L'encollage influe sur la coloration de Tépreuve. C'est ainsi que la gélatine donne des tons rougeâtres ; la gélose, des tons bleutés, l'albumine également. Comme le dit M. Gravier, le support de la couche sensible est le principal facteur de la réussite; de son choix dépend donc en grande partie le succès. Dans le cas de la carte postale, nous pouvons opérer de deux manières : soit employer un papier assez épais pour ne pas exiger de doublage ; soit coller deux feuilles formant Tune le recto, l'autre le verso de la carte sensible. Cette seconde méthode est plus économique que la première. On trouve toutefois dans le commerce des bristols assez rigides pour être utilisés tels quels. On peut également se procurer, notamment en Angleterre, des cartes postales toutes prêtes ou des feuilles de carte mince qui conviennent admirablement, même pour le tirage aux encres grasses.

Si l'on se contente de coller deux feuilles distinctes, on pourra prendre avec avantage la marque B. K.-F. Rives que l'on trouve dans le monde entier. On est certain d'avoir ainsi un support régulier, même si l'empois semble moins transparent dans certaines épaisseurs. Les papiers fabriqués avec de la paille ont souvent un empois très transparent, mais ils sont cassants et sans résistance dans les bains. Pour les papiers à albuminer ou à gélatiner, on emploiera la marque B. K. F. Rives n*^ 74 de 12 kgs la rame ; pour les papiers salés les n^^ 74 (de 30 kgs) ou 75 (de 21 kgs la rame) ; pour les papiers aux sels de fer, le n° 3 et pour les traits noirs le n'^ 11. Si Ton veut éviter le doublage, on pourra prendre le papier de 24 kgs en format raisin. Ceci n'a rien d'absolu c 'ailleurs ; il existe un grand nombre de marques sus.

ceptibles de donner d'excellents résultats. Le papier Canson, par exemple, de même que certains papiers à lettres, conviennent également. Pour plus de sûreté, on les encollera légèrement à la gélatine ou à Tarrowroot. Signalons encore les diverses variétés de vélins à cartes de visite qui permettent de supprimer l'encollage préalable.

Lorsque l'on aura choisi le support convenable, on procédera à sa sensibilisation. On pourrait également le découper en cartes de poids et dimensions convenables et ne sensibiliser ces dernières qu'au fur et à mesure des besoins. Rappelons que d'après le Règlement international, le format ne doit pas être inférieur à 6 X 9, ni supérieur à 9 X 14 7m- En France, le poids doit être compris entre un gramme et demi et cinq grammes.

Page 1