‹ La case du Père TomChapitre 111 sur 200 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

L'herbe flétrie, la fleur fanée.

L'exisfcnce passe vite; et en vivant au jour le jour, notre ami Tom

compta deux années de plus. Quoique séparé de ceu\ qui lui étaient chers, et souvent préoccupé de l'avenir, il n'était pas absolument

malheureux, l.a sensibilité humaine est comme une harpe dont l'harmonie n'esl complètement détruite que lorsqu'un choc terrible brise

a l.i lois toutes !<•■> cordes. Si nous nous reportons aux époques de noire \ ie ou non.-, axons le plus souffert, nous nous rappelons que chaque heure amenait ses distractions, ses consolations, et que notre misère n'était jamais complète.

loin axait appris a être content de son sort. 11 avait puisé dans ses lectures la doctrine de la résignation , en même temps que des habiludes de réflexion et de régularité.

Comme nous l'avons raconté dans le dernier chapitre, le jeune Georges répondit ii la lettre de Tom en belle écriture ronde et moulée, qu'on pourrait lire d'un bout de la chambre à l'autre. Après avoir d'i que la mère Chloé était louée comme pâtissière à Louisville, où son talent lui valait des sommes f.dmleuscs, Georges ajoutait que le

Page 1