‹ La Castration des Vaches TaurelièresChapitre 22 sur 23 · OBSERVATION IX · texte numérisé non relu

OBSERVATION IX

Vache provenant du croisement d’une vache du pays et d’un taureau normand, appartenant à M. Vajoux, à Foissy (Yonne). Cette vache, en 1924, est atteinte d’une congestion de la moelle épinière et reste paralysée durant douze jours. Elle se rétablit, est saillie et donne un produit. Puis elle devient taurelière. Nous l’opérons nous-même le 12 septembre 1925. Elle pèse 454 kgs, mais ne donne plus que quatre à cinq litres de lait. Aucune complication post-opératoire. Nous ne l’avons pas revue, mais à Noël le propriétaire nous apprend qu’il est satisfait des résultats : que sa bête lui donne maintenant huit à neuf litres de lait par jour et qu'ayant repris de l’état, elle pèse aisément de 80 à 100 kgs de plus que le jour de la castration. Elle est toujours en sa possession.

r a Le

Ps

Conclusions

I. — Les vaches taurelières, très nombreuses en certaines régions, peuvent atteindre jusqu’à dix pour cent de l'effectif total. Les causes de la maladie sont assez variées, mais la dégénérescence kystique des ovaires doit être incriminée le plus souvent.

II. — Les taurelières conservées telles, deviennent une cause de pertes considérables pour leurs propriétaires ; leur caractère sauvage et méchant engendre nombre d’accidents ; la sécrétion lactée diminue rapidement et devient presque nulle ; le lait fourni est impropre à l’alimentation humaine ; les malades deviennent cachectiques et ne fournissent qu’une viande de basse boucherie.

III. — Tous les traitements palliatifs et médicaux échouent en général. Le seul efficace est la castration.

Page 1