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comme dans le cas précédent, la solution de nitrate étant précipitée par du carbonate de soude.
c). — Précipitalion à l’élal d'oxyde.
Quand on a du nitrate de nickel absolument pur, ce procédé convient le mieux, parce qu'il est très rapide. On calcine simplement le nitrate dans un grand creuset, jusqu’à ce qu'il ne se dégage plus de vapeurs nitreuses. On agite continuellement avec un gros fil de nickel de façon à avoir une calcination bien homogène, et un oxyde en poudre impalpable. L’oxyde refroidi est placé sur un petit filtre et lavé plusieurs fois à l’eau bouillante. Il est alors prêt pour le montage sur ponce.
Ces catalyseurs obtenus par trois voies différentes se sont montrés d’activité à peu près semblable. Néanmoins, celui préparé à partir de l’hydrate a une activité un peu plus forte que les deux autres. Celui qui provient de l’oxyde par calcination du nitrate est le moins actif. Il faut bien croire que cette activité est en relation directe avec le degré de division du catalyseur.
Il existe une méthode de préparation de l’hydroxyde de nickel par électrolyse, qui donne d’après l’auteur un nickel d'activité incomparable. On électrolyse une solution à 5 ou 10% de phtalate de sodium (contenant un léger excès d’acide phtalique), à 17-250, avec une plaque de cuivre comme cathode et de nickel comme anode. La densité du courant est de 1 ampère par 100 *$2. L'hydroxyde se précipite aux alentours de la cathode (1).
Montage sur ponce
L'hydrate, le carbonate, ou l’oxyde de nickel est additionné de la quantité d’eau nécessaire pour en faire une bouillie assez épaisse, que l’on rend parfaitement homogène par une bonne agitation.
La bouillie placée dans une capsule est additionnée de la quantité calculée de pierre ponce. On mélange bien le tout et
(1) H. Inoue : J. Chem. Ind. Japan : 1923 : t. A0 ASIE
on évapore à l’étuve, en remuaut très souvent pour avoir une bonne répartition. Après dessication complète il ne doit pas rester d'oxyde en poudre au fond de la capsule, et les grains de ponce doivent être recouverts uniformément.
Réduction de la ponce nickelée
Celle-ci est réduite au fur et à mesure des besoins, dans le tube même qui doit servir à la catalyse. Pour cette réduction, on commence par chasser tout l’air de l'appareil, en y faisant plusieurs vides successifs, suivis de rentrées d'hydrogène.
On porte ensuite le tube à la température choisie, d’après l’action à faire produire au catalyseur dont l’activité est, en effet, inversement proportionnelle à celle-ci. Brunel (1) indique 270 à 2809 et c’est cette température que nous avons adoptée en général.
Elle donne un catalyseur d’une bonne activité, qui peut effectuer toute sorte de travaux et maintenir longtemps son action.
Catalyseur au Cuivre
Nous avons employé le cuivre à la fois comme catalyseur d’hydrogénation et de déshydrogénation.
Celui-ci a été préparé d’après la méthode de Sabatier (2) en partant de l’hydrate noir tétracuivrique, obtenu en précipitant une solution cuivrique bouillante par la potasse. Le précipité est lavé et purifié aussi complètement que l’hydrate de nickel. Le montage sur ponce s’effectue de la même manière.
La ponce cuivrée est réduite à la température de 1800, dans un lent courant d'hydrogène pour éviter l’incandescence du métal. Le cuivre, une fois réduit, a une couleur rouge-violacée.
Catalyseur au Platine
Nous avons utilisé comme catalyseur l’oxyde de platine monté sur ponce. L’oxyde de platine a été employé la première fois
(1) Brunel : Ann. Ch. Phys ; 1905 (8) p. 205. (Sabatier CU R. 18978; L'125/#:0p 101:
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par Voorhees et Adams (1) seulement pour des hydrogénations, en milieu liquide. MM. Grignard et Escourrou (2) ont montré que c'était également un bon catalyseur en milieu gazeux. Nous. l'avons employé pour la réduction des chlorures d’acides, à la place du nickel, à cause de son inaltérabilité vis à vis de l’acide chlorhydrique.
Nous l'avons préparé par le procédé classique :
A une solution d’acide chloroplatinique correspondant à deux grammes de platine dans 10 ces d’eau, on ajoute 40: grammes de nitrate de soude. On chauffe doucement, jusqu'à évaporation complète de l’eau, en agitant continuellement. Il se dégage des vapeurs blanches (eau +acide chlorhydrique). Durée un quart d’heure environ. La masse jaune or prend l’aspect d’une matière sablonneuse n’adhèrent plus du tout à la capsule. On augmente le chauffage ; la masse fond peu à peu, en même temps qu’elle noircit et il se dégage des vapeurs rutilantes d’oxydes d'azote qui font mousser la masse liquide. Ce dégagement dure un quart d’heure environ après quoi la fusion devient tranquille. On porte alors la masse vers 5000. Le liquide brun contient en suspension l’oxyde de platine qui s’est précipité. On laisse refroidir ; tout se prend en une masse solide qui fait corps avec la capsule qui doit être assez grande pour éviter les pertes par projection.
La masse solide est additionnée de la quantité d’eau nécessaire pour la dissoudre. Le précipité d'oxyde de platine est lavé à iond par décantation, jusqu’à l’élimination du nitrate. Une partie de l’oxyde forme avec les eaux de lavage une solution colloïdale noire. On met ces eaux de côté pour une récupération ultérieure.
Nous avons choisi la température de 500° comme température de préparation de l’oxyde parce que c’est celle qui donne le meilleur catalyseur d'hydrogénation (3).
L'oxyde formé répond à la formule Pt O2. H?20. et possède (1) Voorhees et Adams : Am. Chem. Soc. ; 1922 ; p. 1397.
(2) Grignard et Escourrou : Loc. cit.
(3) Adams et Schreiner : Am. Ch. Soc ; 1993; t: 45: p. 2.171.
les propriétés suivantes : insoluble dans l’eau régale, l’acide Ï SO nitrique ou chlorhydrique concentré. Facilement soluble dans
l’acide chlorhydrique ou bromhydrique contenant un agent réducteur comme SO?2.
Pour le montage sur ponce, on met l’oxyde en suspension dans l’eau et on ajoute une quantité de ponce finement granulée et calculée de façon à avoir un catalyseur à 10 %. On évapore à siccité au bain-marie en agitant constamment pour avoir une bonne répartition de l’oxyde et éviter qu’il n’adhère au fond de la capsule.
Ce catalyseur est excellent et ne possède pas l’inconvénient d’un empoisonnement rapide comme le nickel. Il ne nécessite aucune réduction préalable et résiste aux rentrées d’air.