‹ La catalyse dans le videChapitre 49 sur 78 · HC CH LC CH CE GES · texte numérisé non relu

HC CH LC CH CE GES

Par contre nous pouvons actuellement expliquer le mécanisme de l’hydrogénation des phénols d’une façon beaucoup plus simple et réelle. Du fait que nous avons obtenu, grâce à l’action ménagée de la pression réduite, la cyclohexanone, sous sa forme énolique, c’est-à-dire le tétrahydrophénol, c’est que les trois doubles liaisons du noyau phénolique ne s’hydrogénent pas simultanément et il est clair que tout se passe de la façon suivante :

Il y a d’abord réduction des deux doubles liaisons non contigües à la fonction phénol, ce qui donne le tétrahydrophénol.

L'hydrogénation se poursuivant, une partie du tétrahydrophénol passe directement à l’état de cyclohexanol, tandis qu’une autre partie s’isomérise en cyclohexanone qui est ellemême plus ou moins réduite à son tour en alcool.

CHOH in EAU CHE

En résumé, les cyclohexanones obtenues à côté des alcools

correspondants par les différents auteurs ayant traité cette question provenaient :

1° Du fait que dans certaines conditions l’alcool formé subit de la part du catalyseur une action déshydrogénante, comme dans les expériences de Sabatier (1). La preuve en est, et nous l'avons vérifiée, qu'un nouveau passage sur le catalyseur ne permet pas de faire disparaître la cétone, et qu’on arrive toujours à un même état d'équilibre. On ne peut hydrogéner la cétone qu’en abaïissant la température, ce qui revient à éviter la dissociation de l’alcool.

20 Dans les conditions où l’alcool n’est pas dissocié, comme dans les réductions en milieu liquide de Vavon, la cétone ne peut provenir que d’une hydrogénation incomplète. Dans ce cas, sa présence n’est pas surprenante, puisqu'elle prend naissance par tautomérisation du tétrahydrophénol qui est une forme énolique très instable. Elle ne peut donc être obtenue qu’en arrêtant l’hydrogénation dans son cours (2).

Au contraire, Willstaetter et Hatt (3); Brochet(4),ont préparé les alcools cyclohexaniques, sans cétones, parcequ'ils fixaient l’hydrogène en quantité théorique, ou en quantité supérieure, ce qui les conduisait alors à un mélange d’alcool et de carbure.

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