OBSERVATION II
M. Jan.., 28 ans.
Père alcoolique mort accidentellement à 64 ans. Mère morte à 51 ans.
Bonne santé habituellement, marié il y a 5 ans, deux en-
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fants bien portants. Ses malaises dont il soufre ont commencé il y à 5 ans. Depuis cette époque le malade à remarqué que lorsqu'il riait de temps en temps ses jambes se pliaient sous lui à tel point que lorsqu'il marchait, il devait s’arrêter. Tant qu'il ne riait pas rien d’anormal ne survenait.
Ces accidents d’abord relativement espacés sont progressivement devenus habituels. Presque toutes les fois qu'il rit il sent ses forces lui manquer ; sa tête tombe sur sa poitrine ; il doit s’appuyer ou se laisser tomber doucement pour éviter une chute brutale. Ces phénomènes durent tant qu’il rit généralement quelques secondes et une fois finis le malade « redevient comme avant ». "
Il dit avoir des nuits agitées ; il se couche à 9 heures, se réveille vers 1 heure ou 2 heures du matin puis dort mal : il voit en rêve des bêtes ou des gens qui veulent le tuer, réveille sa femme en criant « au secours ». Eclaire sa chambre pour voir qui vient le voler .S’endort finalement vers 5 ou 6 heures « au moment où il lui faudrait se lever ».
Accès de sommeil pendant la journée : lorsqu'il s’assied ou se repose, il s’endort. Il ne peut résister au sommeil après le petit déjeuner du matin et avant ou après le repas du midi. Il peut cependant s'empêcher de dormir en faisant un effort violent et l’entourage peut le réveiller en le secouant. Si on ne l’éveille pas les accès de sommeil durent 1/2 heure à 3/4 d'heure et soulagent le malade.
Très préoccupé par son travail, bien plus qu’au début de son mariage, depuis 2 mois 1/2 il est incapable de tenir à jour sa comptabilité et s’endort sur ses cahiers ; mais il demande dix fois à sa femme si elle a fait le travail. Très irascible. Sa femme n’a pas remarqué chez lui de baisse intellectuelle. Il boit 2 litres de vin par jour.
Ses pupilles réagissent mais sont inégales et déformées. Tension artérielle 14.