CONCLUSIONS
1° La cataracte totale acquise des enfants est une affection exceptionnelle, La place qui lui est réservée - dans les traités d'ophtalmologie est néanmoins insuffisante ; il en résulte des confusions avec la cataracte congénitale totale, et même avec la cataracte zonulaire.
2° Cette cataracte totale acquise est presque toujours molle ; elle contient quelquefois un noyau dur. Aucun signe ne permet de différencier les deux formes.
3 Elle apparaît avec un maximum de fréquence au cours des deux premières années de la vie. Les principaux facteurs étiologiques indiscutables sont = L’hérédité ; Le diabète infantile ; La tétanie.
Le rôle du rachitisme n’est pas clairement démontré.
Celui des grandes infections chroniques (Tuberculose et syphilis), semble dans l’état actuel de notre
documentation, absolument effacé. Dans un grand nombre de cas, la cause de la cataracte reste inconnue.
4° ILest vraisemblable de penser que la cataracte totale est précédée d’une période d’opacités cristalliniennes minimes latentes, visibles seulement au moyen de l'éclairage de Gullstrand et du microscope cornéen. Ces opacités seraient produites et multipliées par une action toxique d’origine générale, alors que leur transformation brusque en cataracte totale s'expliquerait bien plus facilement par un processus strictement local.
5° L’affection est presque Los bilatérale, mais les deux yeux sont souvent atteints à quelques semaines ou quelques mois d'intervalle. Le développement de la cataracte s'effectue souvent en REZ jours, parfois en peu d'heures.
6° Le pronostic est favorable; meilleur pour la cataracte récente que pour les formes regressives. Le pronostic de la cataracte diabétique doit être considéré non pas au point de vue oculaire, mais au point de vue général. A ce point de vue il est extrémement grave : L'apparition de la cataracte au cours du diabète infantile est suivide la mort dans un délai variant de quelques jours à un an. Ce délai peut cependant laisser la place à une indication opératoire, mais sous réserve de restrictions importantes.
7° L'opérateur doit savoir éviter l’anesthésie générale dans la majorité des cas. L'intervention la plus fréquemment indiquée chez les très jeunes enfants
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est la discision. Chez les enfants sages, et‘ s’il faut fixer une limite, à partir de l’âge de dix ans environ la discision sera avantageusement complétée par l'aspiration, pratiquée dans un secoud temps opératoire.
Vu : le Président de thèse