HISTORIQUE
L'histoire de la forme de cataracte qui nous occupe est à tout instant confondue avec celle des autres cataractes infantiles. Aussi nous bornerons-nous à rappeler quelques curiosités. |
Un procédé detraitement de ces cataractes remonte à l’antiquité. Galien, Anthyllus, les anciens oculistes arabes, aspiraient au moyen d'une aiguille creuse certaines cataractes molles, Mais un doute subsiste. L'hypopion et la cataracte sont désignés dans les anciens ouvrages par le même terme. L’aspiration était-elle employée contre les deux affections ? Les érudits peuvent beaucoup discuter ce point. Peutêtre la discision était-elle également connue à cette : époque. ;
Le moyen âge ne nous apprend rien.
Mais si nous arrivons au xvi° siècle, nous découvrons un passage d’Ambroise Paré, admirable d’exactitude (156r) : « .… Or quelquefois la cataracte n’est abattue entière, mais se rompt par pièces: adonc faut abattre toutes les pièces l’une après l’autre : et
-encore qu’il en demeurast quelque petite portion,ne faut douter qu’elle ne se consomme par le bénéfice de la chaleur naturelle. Pareillement aucunes cataractes, en les voulant abattre, deviennent comme lait ou eau trouble, à raison qu’elles ne sont encore assez dures : et que telle chose advienne, encore y a-t-il espérance de guarison, pource que puis après elle ne se peut rassembler et après quelque temps, l'œil se clarifie, principalement aux jeunes. »
Le début du xvii* siècle marque un progrès capital : Brisseau et Maitre Jean font connaître le siège réel de la cataracte. A leur suite les études anatomiques se précisent. Dans le traité de Scarpa, le moins rare des ouvrages anciens, se trouvent citées les diverses formes de cataracte infantile actuellement connues : la cataracte molle, la calaracte laiteuse, la cataracte membraneuse.
Le xrx: siècle voit se préciser par de multiples travaux la connaissance des procédés opératoires applicables aux cataractes infantiles.
Mais l’étude des causes ne semble pas éveiller pen: dant longtemps beaucoup de curiosité.
Samson, en 1830, caractérise l’état des connaissauces sur ce point avec une agréable résignation : « Nous sommes, à cet égard, dans une ignorance complète, et dans laquelle nous resterons probablement toujours, »
L'historique véritablement autonome des cataractes totales non congénitales de l’enfant se résume dans la liste des observations parues sur ce sujet.
SN ap
Un certain nombre de ces observations se trouve présenté dans les pages qui suivent. Nous n'avons ‘jamais eu la prétention de rassembler toutes celles ,
qui ont été publiées.
J. Plicque