I. Probablement ; marie vmci>\is
i. Maranjîonialu (andbeott)i-s
3. -f • amio • Domini • m . cclxxmu • ad • uonoreri dei et neaTR (marie virgin)i« • kt sanclORum mautihiid magm et sEtinDiXK :
+ ■ ootnirius bompatits papa • uni • pecit pieri noc opcs (androott) i-s et lOMannis cuhoaid 'pour « Qoomlam •) GtuooiTt pisajo mk rectRcnt.
1 Les « support» » ou • tenant» • son! d««ux anjes, et le « timbre » , la tiare et deux clefs en sautoir.
5. Dotn Tosli a avancé, sans le prouver, dans son « Histoire de Bonifaco VIII • ( Paris, 4854), que ce papo ajouta à la tiare une seconde couronne < en signe de la puissance temporelle et spirituelle du «ouvorain pontife .. Celle idée est très -ingénieuse, mais malheureusement elle ne peut
Ces deux cloches sont non-seulement rares, mais surtout d'un haut intérêt pour l'histoire et l'archéologie. On ne saurait donc trop veiller à leur conservation. Pour cela , il serait nécessaire de prendre quelques précaution» que ine permettront de leur suggérer MM. les chanoines , qui si souvent m'ont honoré de leur bienveillante attention. Tout d'abord, il est indispensable d'enlever ces deux cloches, car, dans le clocher, dles sonl exposées a périr promptement: les intempéries de l'air ont oxydé celle d'Ojolin que l'on remplacerait à peu de frais ; la foudre a déjà frappé celle de Bonifacc qui, en conséquence, reste muette, impropre au ser\ ice de l'église. Les éléments, les orages et les enfants, si imprudents lorsqu'ils s'amusent à carillonner, sont fort à craindre, et il serait sage de prévenir un malheur toujours menaçant. Puis , descendues, on les placerait avec les autres antiquités de la cathédrale aux archives ou à la sacristie. C'est alors qu'on aurait toute facilité de les décrire, dessiner, estamper , même mouler.
Boniface VIII avait donné h Anagiii une autre cloche qui fut refondue en 1705, nous ignorons |>our quel motif. On lit au cerveau :
+ IN IIOMOttKH I • M . VIHGWS PT 9 •IOSIPIII KIVS SPO.NSI ATQ> E SS ■ OLIVJC M. KEONISliE
Au bas de la robe :
+ BOMFACII PP • VIII • LIBER A UT ATI ANM» XXXCV PYSAM K PI SCO PO BT CAWO*ICIS BA9ILIt:.C CATHSDRALIS CVIUSTIBVS KK-iO DOMIM MDtX-V BATVsAM
Les noms des fondeurs sont placés entre l'image de la Vierge et la croix de saint Thomas d'Aquin :
OPVS PBAHCISCI ET DOMISICI riLII DE BLASIIS ' rVD.HOITOP.Vll ROMA30BV1I
Bonifacc VIII , si généreux pour sa basilique d'Anagni, lui avait fait cadeau d'une troisième cloche , dont on eut au moins le bon sens, lorsqu'on la refondit en 1755 pour en faire le bourdon actuel, de conserver l'ancienne inscription de dédicace qui se développe autour du cerveau :
■f 0 • O • M • BMC • V • MARIE ET 59 • MM • MAG*0 ET »ECV*DIN* BOMIPACIV» PP • VIII • A.1 • * CANPA1AM DICAVIT
sélayer oi de la liarc de la cloche d'Anagni, qui n'a qu'une couronne, ni de la fresque du Giotto qui représente le pape proclamant le jubilé do 1300, à Saint- Jean -de- Lalran, et pas davantage des deux statues de Boniface qui sont, l'une à Saint -Jean-de-Latran, l'autre à Saint-Pierre en Vatican, où le pape dort sur son tombeau. On pourrait également démontrer par les monuments que Benoit VI, successeur de Boniface, n'a point porté la tiare a deux couronnes.
t. On s'est plaint fréquemment de la ■ barbarie » du latin du moyen Afc. Je demande si celui des frères François et Dominique est meilleur, quand ils écrivent « iilii « au lieu de • filiorutn », et cela dans un siècle savant comme lo xvm'.
S. Ce fat la dernière année de son pontificat : il habitait alors Anagni.
Le chapitre ajouta :
BIS CAPITVLVM IT COXVSP. . APUGNIB PVOUVXT BT DtMVll DOttlWCVS MOVTI «K.NOOAUBNSI* ET CAPITVLVH IAM DIV PRACTAN ITBRI'll rvttDIMDAII £RE PROPRIO CVRARVNT
Quatre médaillons contiennent l'Annonciation avec cette légende :
ECCB ANÇIttA DM
Sainte Barbe , protectrice contre la foudre , qui tient la palme du martyre et, près d'elle, la tour où elle fut enfermée, avec ces mots:
MINAS KON TIHVir
La crucifixion et les paroles prophétiques de David :
RECXAVIT A LIGMO
Puis la vierge Marie , à qui on applique ce texte du Cantique des Cantiques :
DEDIT ODORK1I SVAVITATI9.
Au-dessous paraissent la croix de saint Thomas d'Aquin , les armes de l'évèque d'Anagni, celles du chapitre, et le nom du fondeur qui a signé :
OPVS PETAI DE BLASIIS PVXD • ROM. F. A • D • MDCCLY
Les trois autres cloches datent de 1740 et 1805.
Voici certainement un clocher de cathédrale bien fourni , et il y aurait plaisir A entendre sonner toutes ces cloches: mai» à Anagni, comme à Rome, cette harmonie est inconnue. Les sacristains ne savent que tinter et carillonner . manière assez singulière d'appeler les gens il l'église en les fatiguant et les ennuyant par des sons faux et mal cadencés. Du reste, il faut le dire, il n'y n qu'en France, et encore dans la seule France du nord principalement, qu'on sache vraiment faire parler les cloches.
La façade de la cathédrale présente un grand pan de muraille contre lequel viennent buter les toits des bas-cotés et que termine un pignon obtus. Ses trois portes correspondent aux trois nefs de l'intérieur. Percées à l'orient, elles rappellent par leur disposition le type primitif de la basilique constantinienne du Saint-Sépulcre, dont Eusèbe a écrit : ■ Très porte ad orientent solem eleganter disposita? 1 ». Comme si l'architecte eût voulu exprimer matériellement que ce n'est qu'au nom de la Sainte -Trinité que nous sommes par le baptême admis au sein de l'Église : puis, complétant sa pensée symbolique, il ajoute trois fenêtres égales qui répartissent abondamment la lumière, image de la grâce divine qui ne cesse d'éclairer ceux que dans sa miséricorde elle a déjà
». Euseb , < In vila Constantini ». I. m, c 36.
adoptés pour enfants. Le xvi* siècle, assez peu spirituel d'ailleurs, bouleversant le mysticisme des saints évêques Magne et Pierre ! , supprima les portes latérales, inutiles depuis la diminution de la population ; il condamna les trois fenêtres et en établit une a sa façon, aussi affreuse qu'une plaie au milieu du front. Il enleva le porche; mais, comme ses restaurations étaient aussi maladroites qu'inintelligentes, il laissa, sans se douter que c'étaient autant de pièces de conviction à sa charge, les colonnes sur lesquelles posait la charpente de l'appentis. Pour consommer une telle régénération païenne, il fallait l'appui d'un nom païen. On s'abrila sous celui de l'évêque Srê.NÈoiE, en sorte que, après quatre siècles d'existence, l'œuvre de saint Pierre fut mutilée par un de ses successeurs , sciemment , j'allais dire « savamment » , suivant le langage du temps.
Fenêtres et portes, de style roman, ont, en conséquence, leurs arcs cintrés, relevés par une ornementation en marbre blanc. La porte majeure, ou • maîtresse » porte 5 , spécifie dans tous ses détails la légende du Neuf et du loup; sculptés sur les consoles qui soutiennent le linteau, ils sont en regard l'un de l'autre. Le loup avide aiguise ses dents et s'apprête à se jeter sur le bœuf. L'n peu plus haut, sur un des impostes, ils mangent ensemble, attachés au même joug: le loup, par sa soumission, a cessé d'être carnassier et, devenu herbivore, il se contente de l'herbe des champs, représentée par de larges feuilles. A la retombée de l'archivolte, ils en supportent le poids : poste d'honneur, qui les met en évidence et rappelle leurs utiles services. Cependant ce n'était pas encore assez; le loup avait mieux mérité que le bœuf. On le modela donc en relief, presque de grandeur naturelle et on lui assigna à lui seul le côté droit de la façade ; juste récompense due à ses mœurs domestiques et à sa pénitence exemplaire.
Surmontée d'une croix en mosaïque de pierre dure, la porte centrale est sans profondeur. .Son unique voussure est semée de losanges feuillagés. Les impostes se prolongent horizontalement et les pieds-droits sont couverts de rinceaux plats et d'entrelacs. On lit à l'un de ces impostes :
...I«IK * KGO RVNAIDVS MDIG3VS • RPCP ' OttKO ET ...HT DA BREOIO UE POTOMItOMÏ BASAMES
Cette inscription , tronquée au commencement de ses deux lignes , a été évidemment soustraite a l'endroit qu'elle occupait d'abord et placée la, peut-
I. Suivant ta tradition, saint Pierre n'aurait dirigé les travaux que sur l'indicatkm du plan fourni par saint Magne lui- même.
2- • Ad arcum porte, que Matboiia dicitur ». — « Acta S. Magni. »