Est
meilleur parti ; elle décorait la basilique et s'effaçait en ne mettant que les noms de ses membres. Nous savons qu'eu Angleterre de tels faits ne sont pas sans exemple; on donne une verrière, un retable, des stalles, toutes choses durables et utiles, au lien de dépenser la même somme aux frais d'un tombeau aussi vain que fastueux.
Je termine par quelques mots sur l'extérieur de la basilique. Enclavée au nord dans les bâtiments canoniaux, clic est au midi empâtée de ses chapelles latérales, toutes irrégulières de forme, de hauteur et de style. Au-dessous de la corniche, les anciennes gargouilles de pierre, séparées du toit qui a été surélevé, ne versent plus d'eau ; les fenêtres étroites et cintrées éclairent les bascôtés et s'espacent de distance en distance, deux par travées. Le transsepi déborde peu sur la nef qu'il domine. Son pignon est encore surmonté de la «bretèche» où se suspendait la cloche qui appelait les chanoines à matines.
L'abside, appareillée en magnifique travertin', sort du transsept. Une frise, semée de billettes, indique la séparation de ses deux étages. Son areature cintrée pose sur des modiltons ou se prolonge en mince contre-fort jusqu'au soubassement. Une fenêtre, à archivolte feuillagéc, colonnes aux pieds-droits, tympan a croix ancrée, correspond à la crypte. L'étage supérieur a les plus grandes analogies avec la galerie semi -circulaire de la basilique des Saints- Jeau-et-Paul, a Rome. Les colonnettes y alternent avec les consoles pour le support des arcs cintrés. Ces consoles, fantaisie romane, sont sculptées de feuillages ou de têtes d'animaux grimaçants : pour les colonnettes, provenant, fût et chapiteaux, des monuments païens, elles s'ajustent tant bien que mal à l'œuvre de saint Pierre, car le moyen âge italien avait la bonhomie de ne pas les retoucher ; il les employait tels qu'il les trouvait. Aussi il en résulte un pêlemêle de chapiteaux ioniques ou corinthiens, de fûts cannelés ou unis, de morceaux intacts ou brisés qui contraste singulièrement avec la netteté et la régularité de la construction. Les deux absidiolcs reproduisent l'étage inférieur de l'abside; leur hauteur et leur grosseur sont proportionnées aux nefs qu'elles terminent.