LÈ PORTAIL DU CROISILLON MERIDIONAL
ment que celte scène rappelle les aumônes faites
Photo F. Martitï-Sabon.
Voussures de la porte centrale du croisillon sud Scènes du Jugement dernier (xiii* siècle).
par Pierre Mauclerc de Dreux à l’occasion de son mariage avec Alix de Bretagne. Il faut se souve-
nir, en effet, que toutes les verrières de l’étage supérieur sont aux armes de Dreux-Bretagne. Si cette hypothèse était exacte, — et il est présumable qu’il en est ainsi, — on pourrait dater de 1212 à 1220 environ les sculptures de la porte principale. — Aux deux côtés du Christ, contre les parois de la porte, sont figurés les douze Apôtres, placés sur des colonnes torses d’un très beau travail. Dans le tympan, Jésus est assis entre Marie et saint Jean l’Evangéliste ; autour d’eux, six anges portent les instruments de la Passion. Le linteau et les voussures sont peuplés de bas-reliefs, dont l’ensemble forme un tableau des plus curieux, comprenant le Jugement dernier, la Résurrection des morts et les neuf chœurs des Anges.
La porte latérale, qui se trouve vers le clocher, est dédiée aux saints martyrs. A gauche, devant l’entrée, sont quatre statues que l’on considère comme celles de saint Laurent, diacre, de saint Clément, pape, de saint Etienne, diacre, et de saint Théodore, en costume de guerrier. En face de ces saints martyrs, on voit quatre autres personnages, qui seraient saint Vincent, diacre, saint Denis, évêque de Paris, saint Piat, en costume de prêtre, et saint Georges. Ce dernier fait le pendant de saint Théodore ; ils sont tous deux vêtus comme l’étaient les chevaliers qui vivaient au temps du roi Louis IX. Ces deux superbes statues de saints guerriers sont d’un style plus avancé que celui des statues voisines : elles ont été faites et mises
Photo Neui’dein,
StATUFS DFCOKAN'r UNI'. l’OK'l'F OU CUOISIM.ON SUD De g-auclie à droite ; saint Vlneenl, diacre, saint Deids, évêque de f*ai‘is, saint Fiat et saint Georges, en costume de chevalier (xiiio siècle.)
l’holo Mai tiu-3al)on.
Pilier du porche sud De bas en haut ; saints Pro cope, Piat, Sernin, Denis.
en place lorsqu'on construisil le porche. Sur le linteau de la porte, il y a la lapidation de saint Etienne par les Juifs, dans le tympan, le Christ apparaît debout entre deux anges, et dans les voussures, on distingue une série de statuettes ayant en mains la palme du martyre.
La porte latérale, du côté de l’abside, est consacrée aux saints confesseurs. Huit hautes statues, disposées quatre par quatre, sont appuyées le long des piédroits.
Ce sont : saint Nicolas, archevêque de Myre, saint Ambroise, archevêque de Milan, saint Léon, pape, et un abbé qui est probablement saint Laumer; puis saint Martin de Tours, saint Jérôme, le pape saint Grégoire I®'' et un abbé que l’on croît être saint Avit.
Les statues de saint Laumer et de saint Avit, moins anciennes que les autres, sont du temps où l’on fit le porche.
Le linteau, le tympan et les sommiers des voussures pré-