‹ La cathédrale de ReimsChapitre 14 sur 19 · CHEVET · texte numérisé non relu

CHEVET

sur des culs-de-lanipe, sont appliqués, à la même hauteur, contre les grands contreforts. Ces anges, dont plusieurs sont d'une beauté achevée, tiennent divers objets, croix, sceptre, encensoir, bénitier, reliquaire.

Sur leconlrefortqui flanque ducôténord la chapelle du fond de l'abside, l'ange est rem placé par une figure du Christ portant un livre; le nimbe crucifère qui accompagne sa tète, le caractérise d'une façon très certaine.

Uneclaire-voiedu XIII" siècle, composée d'une suite de hautes arcades en liers-point, environne les combles des chapelles. Viollet-le-Duc Ta restaurée vers i865, et a rétabli en partie les colossales figures d'animaux qui la surmontaient. A la suite de l'incendie de 1481, on a refait autour du chevet, à la naissance de la toiture, une galerie formée d'un mur plein décoré d'une arcature 'weugle. Viollet-le-Duc l'a remplacée par des

Photo Lajoy»

Base du clochick a l'Angk

arcades ajourées, couronnées de créneaux ; mais une partie de la galerie primitive subsiste encore du côté septentrional, à partir du transept.

A l'extrémité de la toiture du chevet, s'élève une flèche très élégante, connue à Reims sous le nom de clocher à l'Ange^ à cause d'un ange de cuivre qui se trouvait jadis à son sommet, et qui, descendu par mesure de sécurité en i86o, n'a jamais été remis à sa place. Ce clocher a été construit vers i485, comme nous l'avons dit plus haut; sa base, percée de huit baies à arceaux trilobés, est entourée d'une balustrade, soutenue par huit cariatides de plomb fort curieuses.

La croisée du transept était dominée avant 1481 par un imposant clocher que l'incendie a détruit complètement. Les projets formés depuis pour sa reconstruction n'ont jamais pu aboutir. Son emplacement est occupé aujourd'hui par une très simple plate-forme, sur laquelle on a établi en 1772 un carillon qui vient d'être réparé tout récemment.

La tour nord du grand portail renferme un beffroi où sont logés deux bourdons aux sons graves et majestueux. Le premier est, suivant l'expression de M. l'abbé Tourneur. « l'un des plus beaux corps sonores connus ». Il est l'œuvre du fondeur rémois Pierre Deschamps, et a été donné en 1570, par le cardinal Charles de Lorraine. Le second, fondu au Mans, a été bénit en 1849 P^'' '® cardinal Gousset.

Vitraux. — Les fenêtres hautes de la cathédrale

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