‹ La cathédrale de ReimsChapitre 18 sur 19 · TABLEAUX · texte numérisé non relu

TABLEAUX

Sainte Vierge. Elles ont été données en 1 53o par l'archevêque Robert de Lenoncourt dont elles porte ntles armoiries. Le prélat lui-même s'estfaitreprésenterà genoux dans la scène de la naissance du Sauveur.

Dans la première travée sont exposées deux tapisseries plus modernes (Jésus aux noces de Cana et Jésus au milieu des Docteurs), commandées par l'archevêque Henri de Lorraine à un tapissier d'origine flamande, nommé Daniel Pepersack, et par lui offertes à l'église de Reims en 1640.

Aux murs des croisillons du transept, vers l'ouest, sont appendues deux grandes tapisseries encadrées, exécutées dans les ateliers des Gobclins, d'après les (partons de Raphaël, et représentant des épisodes de la vie de saint Paul.

Tableaux. — La cathédrale possède quatre excellents tableaux de l'école italienne, dus à la munificence du cardinal Charles de Lorraine : l'apparition du Sauveur à Marie-Madeleine par le Titien; la Nativité par le Tintoret; le Christ mort, entouré parles anges, de Thaddée Zuccaro ; enfin le Lavement des pieds des apôtres par Jérôme Muziano, grande et belle toile placée dans le bras se[)tentrional du transept. L'école française est représeniée par de fort bonnes œuvres de Jean Hellart, peintre rémois duxvii'' siècle (le pape Nicolas V reconnaissant les stigmates de saint François d'Assise, saint Paul sur le chemin de Damas, la délivrance de saint Pierre et l'éducation de Marie par sainte Anne). Signalons aussi une peinture importante

de James Tissot, représentant l'entrée du cardinal Langénieux à Jérusalem en 1893, en qualité de lég-at du pape Léon XIII.

Trésor. — Le trésor de la cathédrale, conservédans une sacristie bâtie par Viollet-le- Duc, du côté sud du transept, est fort riche et possède des pièces d'ortèvrerie d'une haute valeur. Nous ne pouvons en donner ici un catalogue détaillé, et nous nous contenterons d'indiquer les objets les plus précieux :

Le célèbre calice en or, dit de saint Rémi, chef-d'œuvre de l'orfèvrerie du xii*^ siècle, orné de filigranes, de gemmes, de pierres aTitiques et d'émaux, — Reliquaire affectant la forme de la façade d'un petit monument, surmonté d'un fronton garni d'une frise de feuillages, 3t porté sur un pied muni d'un nœud ; il passe pour avoir été donné par l'archevêque Samson (i i4oà 1 161). — Reliquaire de saint Sixte (xii^ siècle) ; boîte en forme de rose à six lobes, portée sur un pied ciselé et doré. — Croix reliquaire, couverte de filigranes d'or (xii* siècle). — Ostensoir en cuivre doré, en forme de clo-

fi.oio Kollller.

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TRESOH

cheton, soutenu par deux contreforts (xiii* siècle). — Deux reliquaires en cuivre doré, en forme d'édicules gothiques, enchâssant un cylindre en

Photo Rothier.

Calice dit dk saint Ri mi fxii« sif.(;lr)

cristal (xiii^ siècle). — Fragment de la hampe d'une crosse en buis sculpté du xiu^ siècle, connue à tort sous le nom de crosse de saint Gibrien, ornée de

sujets retraçant la vie de Jésus-Christ. Deux autres morceaux sont conservés an musée de Reims. —

Photo Rothier.

Vaisseau de sainte Uksule

Peigne liturgique en ivoire (xii* siècle). — Tablettes en ivoire (xiv^ siècle), représentant des scènes de la vie de Jésus-Christ; elles ornaient

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